Conjoncture
    Conjoncture - 27 juin 2017
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    L’Allemagne élira un nouveau parlement le 24 septembre prochain. La chancelière sortante, Angela Merkel (CDU), et Martin Schulz, le chef du SPD, sont les deux principaux candidats en lice. Alors que la chancelière défend le bilan économique de son gouvernement, son opposant pointe les inégalités grandissantes au sein de la société allemande. Celles-ci sont liées à la réaction du marché du travail à la mondialisation. Quoi qu’il en soit, l’Allemagne soutient toujours très largement la comparaison avec les autres pays européens. L’économie étant en plein essor, il reste à voir si la justice sociale est un problème majeur pour les électeurs.
    Les fragilités du système financier chinois se sont considérablement aggravées au cours de la dernière décennie. Eu égard à l’importance et à la multiplicité des facteurs de risque de crédit et de liquidité ainsi qu’à l’opacité des activités de « shadow banking » et des liens entre les banques et les institutions non bancaires, la réduction de ces fragilités constitue un réel défi pour les autorités. Les mesures récemment adoptées pour resserrer les conditions monétaires et les efforts réalisés pour renforcer le dispositif de supervision du secteur financier vont dans le bon sens. Les actions ainsi engagées pourraient néanmoins freiner l’activité économique, et la détermination du gouvernement à limiter la progression de la dette interne ne devrait pas tarder à être de nouveau mise à l’épreuve.
    Conjoncture - 24 mai 2017
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    Les projets de déréglementation financière de la nouvelle administration américaine suscitent de vives inquiétudes en matière de stabilité financière. Le contenu précis de la réforme n’a, pour l’heure, pas été précisé ; le soutien que le Congrès y accorderait demeure, quant à lui, incertain. De nombreuses voix plaident pour (re)faire de l’exigence de levier le socle du cadre prudentiel américain. Le périmètre d’application de Bâle 3 serait resserré et le corpus de règles bâloises appliqué, restreint.
    Le référendum britannique de juin 2016 et le déclenchement de l’article 50 ont donné le coup d’envoi à une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le processus promet d’être long et jalonné d’obstacles. Les sources potentielles de conflits sont en effet nombreuses, à commencer par le calcul de la somme que le Royaume-Uni devra verser à l’Union européenne lors de sa sortie et le statut des ressortissants européens présents sur le sol britannique. La négociation d’un nouvel accord commercial constitue, cependant, le principal enjeu de ces prochaines années en raison des liens étroits qui unissent le Royaume-Uni et l’Union européenne. Il existe a priori peu d’options compte tenu du souhait du Royaume-Uni de mettre fin à la libre circulation des personnes.
    Conjoncture - 28 avril 2017
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    Tout semble sourire à Narendra Modi : en 2016, l’économie indienne a enregistré une des croissances les plus dynamiques, les fondamentaux macroéconomiques se sont consolidés, les réformes ont progressé et son parti a remporté une importante victoire lors des dernières élections législatives. Néanmoins, le gouvernement doit désormais faire face à la détérioration de la situation des banques publiques qui contraint la distribution du crédit et pèse sur les investissements des entreprises. Les autorités envisagent la création d’un organisme de défaisance centralisé mais un financement public fragiliserait la consolidation budgétaire en cours.
    Les perspectives de croissance à court et moyen terme de l’économie sud-africaine restent très incertaines. Les facteurs externes qui ont concouru au ralentissement de ces dernières années devraient être plus favorables, la croissance chinoise se stabilise et les prix des matières premières se redressent. En revanche, les facteurs internes vont jouer négativement sur la productivité globale de l’économie et sur la capacité des entreprises et des ménages à investir.

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Difficile de faire mieux 06/07/2017
La reprise économique s’est accélérée au début de l’année à la faveur d’une politique monétaire et budgétaire accommodante, du redressement du commerce mondial et de la faiblesse des prix de l’énergie. Ces conditions favorables devraient perdurer dans les trimestres à venir. La croissance devrait rester solide, portée en grande partie par la demande intérieure. Les pénuries de main-d’œuvre qualifiée pourraient s’accentuer, poussant à la hausse les accords salariaux et l’inflation. Cependant, l’environnement de taux bas pourrait créer de nouveaux risques comme le surendettement, une mauvaise allocation des ressources en capital et une surévaluation des prix des actifs.
Climat des affaires au beau fixe malgré des incertitudes 28/04/2017
L'indice IFO est sur une tendance haussière dans un contexte de forte activité. Cependant, les entrepreneurs sont peu disposés à investir en raison du manque de main-d’œuvre qualifiée et des incertitudes politiques.
Les inégalités au centre de la campagne électorale 24/04/2017
L’économie allemande affiche de très bons résultats. En 2017 et 2018, la croissance devrait se maintenir à un niveau proche de 1,8%. La surperformance de l’Allemagne vis-à-vis de la zone euro est souvent attribuée au programme de réformes de l’Agenda 2010. Cependant, la chute du chômage s’est accompagnée d’un accroissement du nombre de travailleurs pauvres. Le Parti social-démocrate allemand souhaite corriger certaines réformes qui ont conduit à un accroissement des emplois précaires et mal payés. Les questions de justice sociale et d’équité pourraient ainsi figurer au cœur du débat.
A propos des excédents allemands 24/03/2017
Les excédents allemands explosent dans le monde… mais pas dans la zone euro.
Allemagne : Hausse de l’excédent courant, mais pas au détriment de la zone euro 22/03/2017
L'Allemagne est fréquemment tancée par la Commission européenne et d'autres organisations internationales pour ses excédents courants importants. Le mois dernier, le gouvernement américain s’est joint aux critiques quand l’Allemagne a annoncé un surplus de 270 milliards d’euros (soit 8,5% du PIB) pour 2016, un nouveau record. D’un point de vue purement arithmétique, l’augmentation de l’excédent allemand se traduit par une diminution du solde du compte courant d’autres pays. Cependant, contrairement aux idées reçues, cette hausse se fait davantage au détriment des Etats-Unis, du Royaume-Uni et des pays émergents (y compris la Chine), que de la zone euro. Cette augmentation est en partie liée à la faiblesse des dépenses d'investissement allemandes, publiques comme privées. Le renforcement des infrastructures publiques et la stimulation des dépenses en capital privé, par une plus grande concurrence et une déréglementation des services, sont parmi les enjeux auxquels le prochain gouvernement allemand sera confronté.  
Les infrastructures menacées 24/02/2017
La qualité des infrastructures allemandes se détériore faute de dépenses suffisantes dans ce domaine. Les communes ont particulièrement réduit leurs investissements.
Allemagne : des infrastructures délabrées 22/02/2017
Les infrastructures allemandes figurent parmi les meilleures au monde. Selon le dernier rapport sur la compétitivité du Forum économique mondial, le pays est classé huitième, juste derrière la France mais devant le Royaume-Uni (9ème) et les Etats-Unis (11ème). Cependant, l’Allemagne perd peu à peu du terrain en raison du manque d’investissement et d’entretien. Les communes réalisent plus de 60% de l'investissement public total. Cependant, leur stock de capital diminue, leur investissement net (investissement brut moins amortissement) étant dans le rouge depuis 2003. En dépit des conditions de financement favorables, les communes à faibles moyens surtout ont réduit leurs dépenses en capital. Les communes déficitaires investissent un tiers moins que celles avec un budget équilibré ou excédentaire. Par ailleurs, certains projets municipaux ne sont pas lancés, ou avec retard, en raison de l'incertitude entourant le partage des dépenses entre le Land et la commune, et du manque de capacité administrative en matière de planning et de mise en œuvre.
Allemagne : rémunération réelle en forte hausse 25/01/2017
La dynamique des salaires en Allemagne est différente de celle du reste de la zone euro. En raison de la croissance économique forte de ces dernières années, le marché du travail s’est tendu et, par conséquent, les accords salariaux ont été plus généreux. En 2016, les taux de salaire négociés ont augmenté d’environ 2% dans les entreprises et le secteur public. Les salaires réellement versés ont évolué encore plus vite en raison des promotions et de l’augmentation des primes et du nombre d‘heures supplémentaires. En 2016, la rémunération par salarié a augmenté de 2,3% ; grâce à l'inflation faible, la rémunération réelle a crû de 2%. Le 18 janvier, les négociations salariales ont démarré pour plus de 2 millions de fonctionnaires et employés des services publics dans les 16 régions (Länder). Les syndicats ont demandé une hausse de salaire de 6% pendant un an, mais l’accord final devrait aboutir à une augmentation d’environ 2,5%.
Inquiétudes quant aux politiques 24/01/2017
En 2016, l'économie allemande a connu sa plus forte croissance en cinq ans. L’activité devrait rester robuste au cours des prochaines années. Même si les prix à la consommation n’augmentent que légèrement, l’orientation de la politique monétaire est jugée trop accommodante par certains. Le débat tient, notamment, aux conséquences distributionnelles de la politique monétaire. Bien que l'écart de production soit positif, certains organismes internationaux demandent à l’Allemagne de délier les cordons de la bourse pour stimuler la croissance dans la zone euro. Il est peu probable que le gouvernement suive ce conseil avant les élections générales de septembre.
Solidité budgétaire 11/10/2016
Bien qu’elle ait ralenti depuis le début de l’année, la croissance du PIB allemand devrait atteindre 1,8 % en moyenne en 2016. L’an prochain, la politique budgétaire sera moins accommodante et les prix de l’énergie pourraient repartir à la hausse. Du fait de cet environnement moins porteur, la croissance du PIB devrait marquer sensiblement le pas, à 1,3 %. Des ralentissements très marqués sont à prévoir pour la consommation et l’investissement. Du fait de la forte augmentation des importations et d’une dégradation des termes de l’échange, l’excédent de la balance des paiements courants pourrait reculer à 7,5 % du PIB.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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