Conjoncture

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Bonne et mauvaise inflation 10/02/2017
L'inflation a atteint 1,8% en janvier. Difficile pour autant de considérer que le mandat de la BCE est rempli.
L’inflation en quatre points 03/02/2017
L'inflation a bondi en janvier, atteignant 1,8%. L'objectif de la BCE est néanmoins loin d'être atteint.
Zone euro : les émissions brutes d’actions cotées des sociétés non financières se renforcent 01/02/2017
Dans la zone euro, le volume des émissions brutes annuelles d’actions cotées des sociétés non financières (SNF) s’est inscrit en hausse au S2 2016 (EUR 65 mds à fin novembre 2016) sans avoir recouvré les niveaux d’avant l’éclatement de la bulle des NTIC en 2003 ou la crise financière de 2008. Cette situation masque d’importantes disparités d’un pays à l’autre. Les émetteurs français et allemands totalisent plus de la moitié de la capitalisation boursière des SNF de la zone (respectivement, 29% et 26%) loin devant ceux des autres pays (les irlandais 10%, les espagnols et néerlandais 8%, et les italiens et belges 6%). Le financement par actions cotées est sensiblement plus faible en zone euro qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni où il bénéficie d’incitations fiscales substantielles (53% du PIB au T3 2016 contre 122% aux US et au R-U).
Résistante 24/01/2017
La reprise se poursuit. Tout indique que la croissance accélérait fin 2016 et que l’année 2017 a été entamée sur une note favorable. Elle pourrait se tasser un peu par la suite, en lien notamment avec le redressement marqué de l’inflation totale qui, sous l’impulsion de sa composante énergie, et malgré une hausse de un point au cours des six derniers mois de 2016, n’est pas achevé. Le QE a été étendu dans le temps, au prix d’une réduction du volume mensuel des achats à compter d’avril 2017. Déjà aux prises avec un environnement où la faiblesse de l’euro et le rebond des prix de l’énergie occultent l’atonie de l’inflation sous-jacente, la BCE doit en effet maintenant composer avec le risque de remontée des taux d’intérêt créé par l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis.
Les taux d'intérêt peuvent-ils vraiment monter en Europe ? 20/01/2017
La hausse des rendements en Europe s'inscrit dans un mouvement général, impulsé par les Etats-Unis. Elle reflète cependant aussi la remontée des indicateurs d'activité et de prix. Elle devrait selon tout vraisemblance rester limitée.
Du mieux sur le marché du travail 06/01/2017
Le marché du travail poursuit son redressement mais les conséquences de la grande récession ne sont pas effacées.
BCE : un QE calibré pour durer 09/12/2016
La BCE a choisi d'inscrire son programme d'achats d'actifs dans la durée en réduisant le rythme des achats mensuels.
Le plaidoyer de la Commission européenne 09/12/2016
L'activité risque de ralentir l'année prochaine, mais le plaidoyer de la Commission pour un soutien budgétaire n'aura sans doute que peu de succès.
Zone euro : le bilan consolidé de la BCE continue d’augmenter 07/12/2016
En zone euro, le financement des entreprises repose principalement sur le crédit bancaire. Peu après la crise, il est donc apparu cohérent pour la BCE d’agir d’emblée sur les conditions de l’offre de crédit en abaissant le taux du marché monétaire et en améliorant les conditions de refinancement des banques. Dans la mesure où le taux refi a déjà atteint un plancher (0,05% à partir du 10 septembre 2014 et réduit à 0% le 16 mars 2016), la BCE table désormais sur l’accroissement de son bilan (€ 3 587,4 milliards au 2 décembre 2016 contre € 1 988,2 milliards au 19 septembre 2014) pour juguler les risques déflationnistes,  en déployant un large éventail de mesures non conventionnelles de rachats d’actifs (APP):  i) obligations sécurisées et ABS depuis le quatrième trimestre 2014 (CBPP3 et ABSPP), ii) titres publics depuis mars 2015 (PSPP) et iii) obligations d’entreprises depuis juin 2016 (CSPP).
Zone euro : Rendements obligataires et actions bancaires 30/11/2016
Peter Praet, le chef économiste de la BCE, a récemment déclaré* que « plus l’environnement de taux d’intérêt bas se prolongera, plus les défis pour la rentabilité des banques seront importants » et que « la sous-performance des actions bancaires pourrait illustrer ces inquiétudes ».   En effet, la performance relative des actions des banques de la zone euro par rapport à l’indice global apparaît (en haut du graphique) fortement corrélée à l’évolution des rendements des obligations gouvernementales (représentées ici par le Bund à 10 ans). Les investisseurs semblent considérer la banque comme une activité de transformation de maturité, où des taux à long terme plus élevés avec des taux à court terme inchangés amélioreraient les perspectives de rentabilité. Bien que la rentabilité des banques dépende d’un ensemble d’éléments, la courbe de taux est un facteur-clé : le marché anticipe une hausse progressive des bénéfices du fait de l’octroi de nouveaux crédits à des taux plus élevés. La performance relative des banques versus l’indice global (en bas du graphique) apparaît corrélée positivement au comportement de ce dernier : quand l’indice remonte les banques surperforment, et inversement. Le graphique dans son ensemble implique que les actions de la zone euro sont positivement corrélées aux rendements obligataires. Au cours de 2016, la perspective d’une meilleure conjoncture, reflétée par une hausse des taux longs, a été bien accueillie par le marché boursier, et en particulier par les valeurs bancaires.   *”Monetary policy and the euro area banking system”, discours de  Peter Praet, membre du Comité exécutif de la BCE, au VII Financial Forum organisé par Expansión et KPMG à Madrid le 4 octobre 2016

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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