Conjoncture
    Conjoncture - 31 octobre 2018
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    Le débat sur le partage des risques dans la zone euro s’est nettement amplifié depuis quelques années ; à cela, deux raisons essentielles : la prise de conscience de la nécessité de consolider la « maison » zone euro, mais aussi la préoccupation suscitée par une marge de manœuvre limitée pour affronter de futurs ralentissements économiques. Le partage des risques peut être public ou privé et, au sein de chaque canal, national ou transfrontalier. Le partage public transfrontalier des risques est appelé à jouer un rôle important pour renforcer le fonctionnement de la zone euro. Cependant, le défi est considérable car l’introduction d’un tel mécanisme pose aussi des questions de préengagement, de conditionnalité, d’aléa moral et de gouvernance. Enfin, le partage des risques doit être analysé en lien avec d’autres paramètres comme la prévention des risques, la gestion des risques et le renforcement de la résilience.
    Conjoncture - 11 septembre 2018
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    Le gouvernement de Mauricio Macri a sorti l’économie argentine de son isolement. Sa politique lui a permis de renouer avec la croissance en 2017 et de consolider les réserves de change de la banque centrale grâce à l’afflux d’investissements de portefeuille. Mais cette politique a aussi creusé le déficit courant, accru la dette publique de l’Etat en dollar et, indirectement, généré des tensions inflationnistes. Le gouvernement argentin a ainsi dû faire appel au FMI pour stabiliser le change. La politique de stabilisation va faire retomber l’économie en stagnation et aura un coût économique pour la population du fait d’une politique monétaire devenue très restrictive et d’efforts de consolidation budgétaire plus importants que ce que le gouvernement envisageait fin 2017. Compte tenu du fort endettement en devises de l’Etat argentin, le gouvernement est confronté à un dilemme classique entre la nécessité de stabiliser l’endettement public et l’endettement extérieur.
    Conjoncture - 29 juin 2018
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    D’importantes contraintes d’offre et des difficultés de recrutement se sont fait jour fin 2017. Elles sont normales en phase d’accélération de la croissance mais elles ont marqué les esprits car d’autres indicateurs ne témoignent pas des mêmes tensions. L’écart de production, l’indicateur de référence du cycle, tel qu’estimé aujourd’hui, n’était en effet pas complètement refermé en 2017 et la faiblesse de l’inflation sous-jacente suggère même un écart plus négatif. Ces évolutions soulèvent la question de la position de l’économie française dans son cycle. D’après notre analyse, elle aurait quitté la phase de reprise et atteint son pic de croissance, sans pour autant donner de signes de blocage typiques d’une fin de cycle. L’économie se situerait dans la phase intermédiaire, dite « de croissance », qui se caractérise par une décélération, la croissance restant toutefois supérieure à son rythme potentiel.

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Avec le Brexit, le Royaume-Uni ne perd pas un mais neuf passeports européens 17/10/2018
Le passeport financier européen se décline en neuf passeports différenciés par type d’activité financière. Chacun accorde des droits spécifiques à ses détenteurs qui en cumulent généralement plusieurs pour répondre aux besoins de leur clientèle. Ces passeports permettent d’échanger des services financiers librement à travers l’Espace économique européen (EEE) et d’y implanter des succursales (et non nécessairement des filiales titulaires d’un agrément local). En 2016, 13 500 sociétés de l’EEE bénéficiaient d’au moins un passeport. S’il informe sur le nombre potentiel d’obstacles juridiques à la poursuite des activités transfrontalières, le nombre de passeports par activité ne renseigne pas sur l’ampleur et le type de flux financiers, ou encore sur le nombre d’emplois concernés par la perte du passeport européen. Avec le Brexit, le Royaume-Uni deviendra un pays tiers. Il devrait être soumis à des régimes d’équivalence accordés (ou non) pour une durée potentiellement limitée par les autorités compétentes du pays d’accueil.
Europe : Le tourisme, source importante de revenus extérieurs 25/07/2018
Le tourisme contribue directement au PIB européen à hauteur de plus de 5%. La contribution du secteur au PIB national est particulièrement importante en Espagne (11%), au Portugal (9%), en France (7%) et en Italie (6%). De plus, le secteur emploie autour de 12 millions de personnes, soit un emploi sur dix en Europe occupé en grande majorité par des femmes et des jeunes. En 2016, les dépenses des visiteurs étrangers dans l’Union européenne (UE) en repas, hébergement et visites s’élevaient à EUR 342 mds, soit 31% environ des recettes du tourisme mondial. Toutefois, les Européens réalisant leurs dépenses principalement dans d’autres pays de l’Union, le solde net des voyages en balance des paiements de l’UE n’atteignait que EUR 26 mds. Le tourisme en provenance de l’étranger est une source importante de revenus en particulier pour les petites économies du bassin méditerranéen comme la Croatie, Malte et Chypre. Les pays du Nord et de l'Ouest de l'Europe ont, quant à eux, enregistré des déficits de leur balance des voyages.
Expositions non performantes et provisions prudentielles : un exemple 09/07/2018
Les seuils minimums de couverture, proposés par la Commission européenne, et les attentes prudentielles de la BCE en matière de provisionnement pourraient contraindre certaines banques de l’UE à céder leurs expositions non performantes. Plus les conditions de cession seraient défavorables aux banques, plus les moins-values constatées à cette occasion, en sus des provisions, seraient importantes. L’assainissement du bilan de certaines banques doit se poursuivre mais la réalisation de cet objectif ne doit pas pour autant se faire au prix d’une détérioration supplémentaire de leur situation.  
La BCE annonce la fin du QE 15/06/2018
La BCE a annoncé la fin du QE mais repousse l'horizon de la première hausse de taux.
Le chantier de la sortie des prêts non performants du système bancaire 11/06/2018
La Commission européenne a présenté un paquet de mesures visant à réduire l’encours des prêts non performants et à prévenir leur accumulation future au bilan des banques des Etats membres. Ces propositions visent notamment à faciliter le recouvrement des prêts garantis et à développer les marchés secondaires dédiés aux prêts non performants. Des seuils minimums de couverture des pertes potentielles, liées aux nouveaux prêts devenus non performants, devraient être imposés aux banques. Un plan détaille les modalités de mise en place de sociétés de gestion de portefeuille nationales, dont les caractéristiques seraient adaptées à la nouvelle réglementation prudentielle et aux nouvelles règles de l’UE relatives aux aides d’Etat. La BCE, quant à elle, entérine la mise en place du provisionnement prudentiel dans le cadre du pilier 2 de la directive CRD. Ces mesures et attentes prudentielles pourraient contraindre les banques européennes à comptabiliser davantage de pertes. En effet, les banques pourraient, de facto, être obligées de céder leurs prêts non performants, et ce, à un prix inférieur à leur valeur nette comptable. Cette contrainte serait d’autant plus forte que l’établissement considéré se trouverait dans une situation défavorable. En outre, les actifs qui sortiraient du bilan des banques seraient simplement transférés à un autre secteur qui n’est pas soumis à la même réglementation prudentielle, ni à la supervision bancaire. Si la poursuite de l’assainissement du bilan de certaines banques semble nécessaire, la réalisation de cet objectif ne doit pas se faire au prix d’une détérioration de la situation de l’ensemble du système bancaire de l’UE.
Europe, faut-il s'inquiéter du ralentissement récent de l'activité ? 25/05/2018
L'Europe a vu son activité ralentir en début d'année, les indices de conjoncture sont un peu retombés. Si la reprise garde ses chances, l'atmosphère qui l'entoure, assurément, se tend.
Union européenne : baisse des expositions non performantes d’un tiers en trois ans 09/05/2018
Les expositions non performantes du secteur bancaire de l’ensemble de l’Union européenne se sont repliées pour le onzième trimestre consécutif, passant de EUR 1119 mds au T1 2015 à EUR 805 mds au T4 2017. Cette baisse d’environ un tiers est notamment imputable au retour d’une croissance plus soutenue ainsi qu’à une gestion active de leurs encours douteux par les banques. Le contexte a également favorisé l’octroi de nouveaux prêts. La hausse du stock qui en est résulté a contribué à ramener le ratio des expositions non performantes de 5,3% à 3,6% sur la période. A l’exception de la Grèce, les pays qui présentaient les ratios les plus élevés ont connu une diminution plus sensible de ces derniers.
BCE : moins biaisée mais la prudence reste de mise 09/03/2018
Malgré l’abandon de son orientation accommodante, le ton de la BCE demeure « dovish » : l’inflation sous-jacente reste modérée et la politique monétaire est plus réactive que proactive. L’insistance de Mario Draghi sur le ralentissement de l’effort de réforme en 2017, l’accent mis sur la nécessité de finaliser l’Union bancaire et l’Union des marchés de capitaux (UMC), ses inquiétudes à l’égard du protectionnisme, etc. expliquent la prudence de la Banque centrale.
France - Allemagne : origines de l'augmentation des fonds propres des SNF (hors effet de valorisation) 14/02/2018
Alors qu’entre 2012 et 2017, les sociétés non financières françaises (SNF) ont dégagé une valeur ajoutée inférieure de 35% à celle des sociétés non financières allemandes, leurs émissions nettes (i.e. après rachats) annuelles d’actions et d’autres parts sociales furent, en moyenne, près de cinq fois plus élevées (EUR 80 mds contre EUR 17 mds), ce qui témoigne de l’absence de difficultés à lever des fonds propres pour la plupart des entreprises dans l’Hexagone. Cette hiérarchie vaut, de surcroît, quel que soit l’instrument considéré (actions cotées ou non cotées, autres parts sociales). En revanche, les bénéfices réinvestis (appréhendés ici par l’épargne brute), près de deux fois plus élevés en Allemagne (EUR 386 mds contre 202 mds, soit un écart de 190%), y ont permis une progression annuelle des fonds propres plus importante de 42% qu’en France (EUR 403 mds par an contre 283 mds). Dans un contexte de taux de distribution apparents des bénéfices comparables (50% en France, 46% en Allemagne), la moindre hausse des fonds propres des entreprises françaises a découlé de leur rentabilité financière inférieure.  
Relance du chantier européen : quelles voies possibles ? 01/02/2018
Beaucoup de conditions sont réunies pour faire de 2018 une année de relance des chantiers européens. Les ambitions de certains leaders sont là, l’environnement économique porteur les autorisant à porter leur regard un peu plus loin que de coutume. L’article s’efforce de fournir une grille de lecture des débats et des décisions à venir.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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