Sur le même thème

Un peu moins tonique 11/07/2018
L’activité économique a ralenti au premier semestre de cette année. Les indicateurs conjoncturels, en recul depuis la fin de 2017, ont montré des signes de stabilisation dernièrement. Ils continuent cependant de refléter une croissance relativement robuste, portée par des politiques monétaire et budgétaire plutôt accommodantes. Les contraintes de capacité, en particulier dans le bâtiment, sont toutefois manifestes. Enfin, l’inflation devrait progressivement augmenter avec les coûts de production.
Tournant expansionniste ? 25/04/2018
Au cours de la décennie écoulée, l’Allemagne est devenue l’une des économies européennes les plus performantes. Sur la période 2013-2017, l’activité économique a enregistré une croissance annuelle de près de 2 % en moyenne, le chômage a reculé de 1,4 point à 3,8 % de la population active et les finances publiques ont été consolidées. La mise en œuvre du programme de réformes structurelles « Agenda 2010 » par le chancelier Schröder (SPD, sociaux-démocrates) a contribué, dans une large mesure, à ce redressement économique.
"Chère" coalition 13/04/2018
Malgré la forte reprise en cours, la nouvelle grande coalition a entériné une politique budgétaire expansionniste. Son programme prévoit une intensification des investissements en infrastructures et un renforcement de l’aide aux familles et aux retraités. Sur l’Europe, l’appui au pacte de stabilité et de croissance est réitéré. Mais dans une économie qui fonctionne déjà à plein régime, les effets macroéconomiques de ce programme devraient être limités à court terme. A long terme, l’économie devrait profiter des investissements dans les infrastructures. Néanmoins, les entreprises pourraient hésiter à investir dans une Allemagne desservie par un marché du travail tendu, des accords salariaux généreux et une fiscalité des entreprises élevée.
Allemagne : la réduction des gaz à effet de serre en deçà des objectifs 07/02/2018
Le Programme d’action allemand en faveur du climat vise une diminution de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 1990. Des progrès considérables ont été réalisés grâce aux économies d’énergie et au développement des énergies renouvelables. En 2017, ces dernières - le solaire et l’éolien principalement - fournissaient un tiers de l’électricité.  Néanmoins, le pays est en retard sur ses objectifs. En raison de l’intermittence des énergies solaire et éolienne, les centrales à charbon ont continué de fonctionner pour maintenir la stabilité du réseau. Or, l’objectif de 2020 ne pourra être atteint qu’en arrêtant ces installations d’ici 2020, ce qui nuirait gravement à l’économie. Lors les négociations de coalition, la CDU/CSU et le SPD se sont mis d’accord sur la création d’une commission chargée d’identifier les mesures permettant de se rapprocher « le plus possible » des objectifs de 2020 et d'atteindre  « de manière réaliste » la cible de 2030 (-55%). Cette même commission devrait aussi proposer un plan de fermeture progressive des centrales à charbon. Seul bémol : le mandat parlementaire prendra fin bien avant 2030.
Euphorie conjoncturelle, faiblesses structurelles 24/01/2018
L’économie est en plein essor au point de montrer des signes de surchauffe. Les coûts salariaux augmentent, surtout dans les secteurs les plus touchés par la pénurie de main-d’œuvre. Malgré tout, dans le cadre des négociations pour former une coalition de gouvernement, la CDU/CSU et le SPD sont convenus de mettre en œuvre un stimulus budgétaire substantiel. Après une forte croissance en 2018, l’économie devrait marquer le pas l’année prochaine, freinée par les contraintes de capacités de production et le manque de main-d’œuvre qualifiée. La remontée des taux d’intérêt aux États-Unis et en Europe pèserait également.
Tensions politiques… et salariales 18/10/2017
La CDU/CSU demeure la principale formation politique à l’issue des élections législatives de septembre dernier. Le SPD ayant exclu toute participation à une grande coalition, la CDU/CSU devra se tourner vers le FDP et les Verts. Les termes d’un accord entre les trois partis seront difficiles à trouver en raison de divergences profondes en matière d’immigration, d’Europe et de changement climatique. Malgré les incertitudes politiques, les indicateurs conjoncturels restent bien orientés. La croissance économique devrait rester forte, grâce au dynamisme de la demande intérieure et extérieure. Les tensions sur les prix se renforcent néanmoins suite aux pénuries de plus en plus manifestes de main-d’œuvre et de capacités.
L’Allemagne un peu moins souveraine 13/10/2017
Au moment où Mme Merkel entame son quatrième mandat en tant que chancelière de l’Allemagne, où en est la première économie européenne ?
Investissements à l’étranger 31/08/2017
Les investissements des entreprises allemandes ont marqué le pas au niveau national, tandis que le nombre d’entreprises qui investissent à l’étranger est en hausse. Une part modeste des investissements directs étrangers (IDE) vise à réduire les coûts de production ; la majeure partie est destinée à accroître les parts de marché et à servir les clients étrangers. Selon une étude récente, les entreprises qui investissent à l’étranger augmentent aussi leurs dépenses en capital en Allemagne. C’est ce que confirme également la Chambre de l’industrie et du commerce allemande (DIHK).
Difficile de faire mieux 06/07/2017
La reprise économique s’est accélérée au début de l’année à la faveur d’une politique monétaire et budgétaire accommodante, du redressement du commerce mondial et de la faiblesse des prix de l’énergie. Ces conditions favorables devraient perdurer dans les trimestres à venir. La croissance devrait rester solide, portée en grande partie par la demande intérieure. Les pénuries de main-d’œuvre qualifiée pourraient s’accentuer, poussant à la hausse les accords salariaux et l’inflation. Cependant, l’environnement de taux bas pourrait créer de nouveaux risques comme le surendettement, une mauvaise allocation des ressources en capital et une surévaluation des prix des actifs.
Vers une société plus juste 27/06/2017
L’Allemagne élira un nouveau parlement le 24 septembre prochain. La chancelière sortante, Angela Merkel (CDU), et Martin Schulz, le chef du SPD, sont les deux principaux candidats en lice. Alors que la chancelière défend le bilan économique de son gouvernement, son opposant pointe les inégalités grandissantes au sein de la société allemande. Celles-ci sont liées à la réaction du marché du travail à la mondialisation. Quoi qu’il en soit, l’Allemagne soutient toujours très largement la comparaison avec les autres pays européens. L’économie étant en plein essor, il reste à voir si la justice sociale est un problème majeur pour les électeurs.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 1854 articles et 510 vidéos