Emerging - 23 octobre 2017
    Consulter la publication complète
    Les réserves de change des pays émergents (hors Chine) ont fortement progressé depuis la fin de 2015. Pour les pays exportateurs de matières premières, elles se sont reconstituées même si elles n’ont pas encore retrouvé leur record du début de 2013. Pour les pays importateurs, la tendance haussière depuis le début de l’année a connu un second souffle. Pour autant, cette consolidation d’ensemble masque, comme toujours, quelques maillons faibles.
    La récession est techniquement terminée. Après huit trimestres de contraction, le PIB réel a rebondi au premier semestre 2017. La situation financière des ménages s’est améliorée, mais les entreprises et le secteur public sont toujours en difficulté. La reprise économique n’est pas encore solidement installée, une situation qui, ajoutée à la désinflation, devrait encourager la banque centrale à poursuivre l’assouplissement de sa politique monétaire. En prenant pour hypothèse l’absence d’escalade de la crise politique et le bon déroulement des élections l’an prochain, la poursuite des réformes, une politique monétaire et un environnement international favorables, nous prévoyons une accélération graduelle de la croissance du PIB, portée par la consommation et les exportations.
    La consolidation de l’économie s’est poursuivie au T2 2017. La croissance économique a accéléré significativement, les pressions inflationnistes ont sensiblement diminué, permettant à la banque centrale d’abaisser ses taux directeurs de 150 pb depuis le début de l’année. Même si la situation dans le secteur bancaire reste fragile, son assainissement s’est poursuivi au S1 2017. La part des actifs risqués a baissé, l’offre de nouveaux crédits a accéléré et la profitabilité des banques s’est améliorée. Dans le même temps, le gouvernement reste déterminé à consolider ses finances publiques comme en témoigne la baisse du déficit budgétaire (y compris hors recettes de pétrole et gaz). Dans un tel environnement, Fitch a mis la note du souverain russe en perspective positive.  
    L’activité économique a fortement ralenti depuis le mois de janvier. Cette décélération résulte de l’accumulation de deux chocs temporaires : la démonétisation et la mise en place de la TVA. Néanmoins, elle reflète aussi la baisse des investissements qui restent pénalisés par des surcapacités de production dans l’industrie manufacturière et les difficultés croissantes des banques publiques. Les marges de manœuvre du gouvernement pour relancer l’activité et soutenir ses banques restent limitées s’il ne veut pas fragiliser ses finances. Sur les cinq premiers mois de l’exercice 2018, son déficit atteignait déjà 96% de sa cible annuelle. Par ailleurs, les finances des Etats pourraient être fortement fragilisées par l’annulation des dettes des fermiers. 
    Les autorités ont actionné tous les leviers pour stabiliser l’économie en 2017 en préparation du 19e Congrès du Parti Communiste du mois d’octobre. La croissance a légèrement accéléré au premier semestre. Dans le système financier, le resserrement monétaire et réglementaire a enclenché un mouvement de désendettement des institutions bancaires et non bancaires, qui devrait conduire à une réduction de certaines des activités les plus risquées. En outre, alors que la dette des ménages continue d’augmenter, mais reste encore modérée, la progression de celle des entreprises s’est infléchie. Enfin, les autorités sont parvenues à réduire les sorties de capitaux et enrayer la chute des réserves de change, et le renminbi s’est réapprécié contre le dollar depuis le début de l’année.
    La crise politique marque une pause : la succession du roi s’est déroulée dans le calme, la nouvelle constitution a été promulguée en avril dernier et les élections se tiendront probablement à la fin de l’année 2018. Cette stabilité apparente ne préfigure pourtant pas un retour à la démocratie en Thaïlande. Les conflits politiques et sociaux ont été étouffés plutôt que résolus et la perspective d’une nouvelle période d’instabilité politique ne doit pas être écartée. Sur le plan économique, la croissance du PIB profite de la reprise du commerce mondial, mais la demande interne demeure affaiblie et l’ampleur du rebond reste limitée, compte tenu des défis structurels auxquels le pays doit faire face.
    La croissance économique a rebondi depuis la mi-2016 et devrait atteindre en 2017 son taux le plus élevé depuis sept ans. Elle a notamment bénéficié du redressement des échanges commerciaux et du retour des touristes chinois. En outre, la progression du crédit est repartie à la hausse et le marché immobilier a rebondi après une courte période de correction. L’activité devrait pourtant fléchir à court terme, car la croissance chinoise devrait ralentir et les conditions de crédit devenir plus restrictives. De plus, le gouvernement devrait adopter des mesures visant à freiner l’activité sur le marché immobilier et améliorer l’accessibilité au logement. Celle-ci s’est en effet fortement dégradée au cours des dernières années.
    La République Tchèque affiche des performances solides depuis 2014 avec une croissance très équilibrée entre consommation et investissement. L’économie est au plein emploi : le taux de chômage est à son plus bas historique, poussant les salaires à la hausse ; leur augmentation est toutefois moindre que celle des pays voisins. Les paris spéculatifs sur la couronne n’ont pas payé autant qu’espéré ; compte tenu des montants en jeu, le dénouement de ces positions compliquerait l’action de la banque centrale. Le budget et le compte courant sont en excédent. Le contexte régional reste porteur, soutenu par les fonds structurels de l’Union européenne.
    Le pays affiche une croissance record au sein de l’Union européenne. La consommation en est le premier moteur. L’investissement privé affiche également une solide progression. A contrario, les projets publics sont à l’arrêt, malgré la disponibilité des fonds européens. Les salaires sont en hausse, poussés par les augmentations dans le secteur public. La politique budgétaire privilégie de fait le soutien à la consommation à travers les hausses des salaires, au détriment des dépenses d’investissement. Le gouvernement va devoir adopter une posture plus restrictive à l’avenir pour éviter le risque de déstabilisation macroéconomique.
    Les relations avec les Etats-Unis demeurent tendues et l’issue des négociations de l’ALENA reste inconnue. Ce climat d’incertitudes est renforcé par l’approche des élections au Mexique. Dans le même temps, les fondamentaux macroéconomiques sont relativement sains et l’activité économique a plutôt bien résisté au 1er semestre 2017, soutenue par le dynamisme des exportations et la bonne tenue de la consommation des ménages, corrélée à un regain de confiance des agents économiques. Le second semestre s’annonce plus difficile et en 2018 la croissance devrait pâtir d’un faible acquis fin 2017, de la hausse des taux d’intérêt et de l’attentisme des investisseurs en quête de visibilité économique et politique.
    Après un fort ralentissement en 2016, l’économie saoudienne sera très probablement en récession en 2017. La chute de l’investissement public provoquée par la baisse des revenus pétroliers est la principale cause de cette mauvaise conjoncture. A court terme, les perspectives d’activité du secteur non pétrolier restent mitigées. Le processus de réforme budgétaire devrait ralentir tandis que les entreprises et le secteur bancaire subissent les conséquences de ce ralentissement. La nécessité de poursuivre l’assainissement budgétaire et la lenteur du processus de diversification économique devraient continuer de peser sur l’activité économique à moyen terme.
    Les fondamentaux de l’économie marocaine restent satisfaisants. Quelques signes de tensions sont apparus sur la balance des paiements, mais la stabilité extérieure n’est pas menacée. Le ralentissement en cours des importations devrait permettre une stabilisation du déficit courant, alors que la pression sur les réserves de change s’est nettement réduite depuis le report de la réforme sur le régime de change. Les perspectives budgétaires sont également mieux orientées après la contre-performance de 2016, et l’économie bénéficie d’une amélioration de la conjoncture extérieure et du rebond de la production agricole. Néanmoins, la progression de l’activité hors agriculture reste encore trop timide.
    La décision sans précédent, prise par la Cour suprême, d’annuler les résultats de l’élection présidentielle a été saluée comme un triomphe de la démocratie. Mais aujourd’hui, le retrait de M. Odinga de la course à l’investiture et les amendements controversés apportés à la loi électorale ont plutôt le goût amer d’une crise politique. L’incertitude politique va peser sur les perspectives de croissance et les finances publiques du pays. La croissance avait déjà fortement ralenti au premier semestre et il y a fort à craindre que l’économie soit tombée en récession depuis le scrutin début août. L’introduction d’un plafonnement des taux d’intérêt risque d’avoir engendré un cercle vicieux entre l’accroissement des prêts non performants et la plus grande frilosité des banques.
    Emerging - 04 juillet 2017
    Consulter la publication complète
    La reprise de la croissance dans les pays émergents s’affirme grâce à la stabilisation économique en Chine, à la reprise du commerce extérieur et à des conditions de financement externe qui se sont normalisées après les turbulences consécutives à l’élection de Donald Trump. Les deux principaux risques globaux - les menaces protectionnistes et le risque d’un durcissement monétaire accéléré de la Fed - semblent moins élevés qu’à la fin de 2016. Mais il existe d’autres risques spécifiques sur lesquels les institutions financières internationales continuent d’attirer l’attention et qui incitent à la prudence.
    Le feuilleton politico-judiciaire qui secoue le pays depuis trois ans n’en finit pas de repousser la « normalisation » de l’environnement institutionnel. Les accusations à l’encontre du président ne devraient pas l’empêcher de finir son mandat et la réaction des marchés financiers a été moins virulente que lors des épisodes précédents. Mais la bonne marche des réformes structurelles et la confiance des agents économiques et des investisseurs sont indispensables à une reprise économique pérenne et solide. Face à cette nouvelle montée de l’incertitude, la banque centrale maintient le cap de l’assouplissement monétaire dans un environnement toujours désinflationniste.
    La situation macroéconomique de la Russie s’est sensiblement consolidée au cours des derniers mois. La croissance économique a accéléré à +0,5% en g.a. au T1 2017 et les derniers indicateurs d’activité font état d’une reprise de la consommation des ménages au début du T2 2017. La stabilisation de la situation dans le secteur bancaire depuis la fin d’année devrait permettre de soutenir la reprise au S2 2017. Par ailleurs, sur les cinq premiers mois de l’exercice budgétaire 2017, le déficit a sensiblement diminué grâce à la fois à la hausse des revenus du pétrole et du gaz et à la baisse des dépenses. Dans le même temps, les autorités russes ont commencé à renflouer le fonds de réserve en utilisant les excès de recettes budgétaires, sans que cela ne pèse sur le rouble.
    L’activité économique a ralenti au dernier trimestre de l’exercice 2016/2017. Ce ralentissement n’est qu’en partie induit par le processus de démonétisation. La décélération des investissements et la baisse de la production de biens d’équipement ont débuté dès le mois de septembre. Indépendamment des difficultés des entreprises, la détérioration de la qualité des actifs bancaires pèse lourdement sur la distribution du crédit. Dans un tel environnement, le gouvernement a adopté une nouvelle ordonnance afin d’accroître le rôle de la banque centrale dans la gestion des créances douteuses. Même si une telle mesure devrait accélérer le processus de résolution des créances, elle ne permet pas de pallier les importants besoins en capitaux des banques publiques.
    Le resserrement monétaire et le renforcement du cadre prudentiel et réglementaire du secteur financier devraient, en toute logique, freiner la progression des crédits à l’économie en 2017. Pour le moment, les conséquences sont surtout visibles dans le ralentissement des financements interbancaires, la correction sur le marché obligataire et la moindre expansion de certaines activités du shadow banking. En revanche, les prêts des banques commerciales n’ont pas encore véritablement fléchi. Le tassement de l’activité observé ces derniers mois dans l’immobilier pourrait s’étendre à d’autres secteurs dépendants du crédit, et la croissance économique devrait à nouveau ralentir au cours des prochains trimestres.
    Le président Duterte, en fonction depuis un an, a opté pour un style brutal et des méthodes radicales dans sa lutte contre la drogue, la criminalité et la corruption. L’environnement politique devient moins prévisible. Les performances sur le plan économique restent quant à elles solides. Le gouvernement envisage de réformer la fiscalité et d’accroître les dépenses pour combler le manque d’infrastructures et réduire la pauvreté. Les déficits budgétaires vont se creuser, ce qui devrait être gérable compte tenu des niveaux actuellement modérés des déséquilibres budgétaires et de la dette publique. Les autorités devront néanmoins veiller à ne pas mettre à mal la crédibilité de la politique économique qui s’est construite progressivement depuis le début des années 2000.
    Le chiffre trois, symbole d’unité, jalonne l’histoire de la Turquie et revêt un caractère cardinal pour l’économie contemporaine du pays. Plus prosaïquement, malgré des soubresauts (géo)politiques et financiers l’économie turque demeure relativement dynamique. Toutefois, la substitution de la dépense publique à la dépense privée soulève la question de la soutenabilité de la croissance dans un contexte de ralentissement du PIB potentiel et de déséquilibres macroéconomiques chroniques, ainsi que celle de la qualité du « policy mix ». La prédominance des problématiques politiques et géopolitiques ont relégué les réformes économiques essentielles au second plan, tandis que la relation avec l’Europe est devenue tumultueuse.
    L’économie polonaise est entrée dans une phase d’accélération cyclique. L’output gap s’est refermé et l’inflation est redevenue positive tout en restant faible. Le chômage a atteint un point bas et le détachement de la main d’œuvre exacerbe les tensions sur le marché du travail. Les salaires réels augmentent ainsi plus que la productivité. La politique budgétaire prend une orientation procyclique, les hausses des dépenses publiques venant stimuler une demande intérieure déjà dynamique. Les afflux de fonds devraient se renforcer en 2017, stimulant d’autant la croissance et l’investissement. Tout concourt pour un début de durcissement monétaire dès le deuxième semestre de cette année.
    Après une grave crise politique et économique, le pays renoue avec la croissance. La stabilisation du taux de change précède une baisse de l’inflation. La banque centrale entame un assouplissement monétaire, sans effet pour le moment sur le crédit qui continue à se contracter. Le programme du FMI prend de nouveau du retard : l’adoption de la réforme des retraites, sa condition préalable, ne se fera pas avant l’automne. La reprise est trop modeste pour créer de l’emploi et bon nombre de travailleurs ukrainiens partent vers les pays voisins. Les exportations reprennent et seront désormais davantage soutenues par l’UE. La situation toujours compliquée dans l’Est du pays (embargo et conflit armé) empêche une véritable reprise industrielle.
    L’économie algérienne a été lourdement frappée par la chute des cours du pétrole. Le processus d’ajustement a été tardif mais les premières mesures ont commencé à porter leurs fruits. Le déficit budgétaire, bien que toujours abyssal, s’est contracté en 2016 et les autorités se sont fixées comme objectif un retour à l’équilibre d’ici à 2019. La feuille de route apparaît très ambitieuse, pour ne pas dire trop. Des coupes significatives dans les dépenses publiques constituent une menace pour une économie qui montre déjà des signes de faiblesse. Certes, il existe encore des marges de manœuvre. La position extérieure est solide, malgré la chute rapide des réserves de change, et l’endettement public est modéré. En revanche, des incertitudes demeurent sur le plan de financement.
    L’activité économique du Nigéria a sévèrement pâti de la baisse des prix du pétrole et des troubles qui ont pesé sur l’exploitation pétrolière. Le PIB s’est contracté de 1,5% en 2016 et la récession a continué au premier trimestre 2017. Le retour à la croissance, permis par une hausse des prix du brut et de la production pétrolière, sera poussif. Les contraintes sur la liquidité externe continuent de peser sur l’activité industrielle et fragilisent le taux de change. Les problèmes de santé du président Buhari, le risque d’attaques terroristes et de sabotages des installations pétrolières sont autant de menaces sur l’activité économique.  
    Le flottement de la livre depuis novembre 2016 et la mise en place de réformes budgétaires ont sensiblement amélioré la situation macroéconomique, notamment les réserves de change. La forte dépréciation de la livre a propulsé l’inflation à un plus haut depuis 30 ans, soulignant la sensibilité des prix aux variations du change. D’autres facteurs sont déterminants, tels que le contrôle exercé sur les prix par les entreprises du secteur des biens de consommation, en raison notamment des particularités des circuits de distribution. La politique budgétaire contribue aussi à la hausse des prix, mais d’une manière plus limitée. La réduction de l’inflation risque d’être lente, et à court terme les autorités disposent de moyens limités pour y faire face.
    Les conséquences de l’embargo saoudien et émirati sur l’économie du Qatar dépendront de la durée de la crise et de l’évolution de l’intensité des sanctions. La croissance économique devrait ralentir mais rester positive et l’inflation accélérer. De même, les finances publiques ne devraient qu’être modérément affectées. La principale menace serait une extension des sanctions au secteur financier. Le Qatar est très dépendant des financements extérieurs et une partie des ressources du fonds souverain n’est pas facilement mobilisable en cas de besoin. Néanmoins, le gouvernement devrait confirmer son soutien au secteur bancaire en cas de détérioration de la situation des banques.  

Sur le même thème

La reprise se poursuit, mais… 06/07/2017
Un vent d’optimisme souffle sur l’économie européenne, tout spécialement dans la zone euro, où la croissance accélère autant qu’elle se généralise à l’ensemble des pays. A l’abord de l’été 2017, tous les indices de la conjoncture sont au vert, les créations d’emplois se renforcent, la baisse du chômage s’accentue. L’horizon paraît dégagé… à cela près qu’en Chine, quelques nuages se forment. Pékin s’emploie à nouveau à freiner l’expansion du crédit, ce qui pèsera sur l’activité, notamment immobilière. L’industrie lourde manifeste déjà quelques signes de rechute, les prix mondiaux des matières premières se tassent.
La reprise se poursuit 24/04/2017
Au printemps 2017, les indicateurs économiques restent assez bien orientés. Proche de 2% par an, la croissance en zone euro est plus dynamique. Elle est aussi mieux répartie, les cycles conjoncturels des Dix-Neuf tendant à s'harmoniser. Les Etats-Unis enregistrent une reprise des activités liées au pétrole et au gaz de schiste. L'investissement des entreprises devrait, notamment, y avoir rebondi en début d'année. L’inflation accélère, sous l’effet du renchérissement du pétrole ; elle dépasse la cible officielle des 2% aux Etats-Unis, et s’en rapproche en zone euro. Les banques centrales ne s’affolent pas pour autant.
Changement de décor 24/01/2017
L'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis ouvre un vaste champ des possibles, y compris celui de voir à court terme l'activité s’animer. Nous révisons, de fait, en hausse, nos prévisions de croissance, d'inflation et de taux d'intérêt américains à horizon 2017 et 2018. Les baisses d’impôts à venir, dont l’ampleur reste à connaître, interviendront dans un contexte de quasi plein emploi ; les tensions sur les salaires et les prix devraient donc s’accentuer. L’inflation repasserait au-dessus de la cible officielle de 2%, de quoi inciter la Réserve fédérale (Fed) à relever un peu plus vite ses taux directeurs. Le dollar s’en trouverait renforcé, notamment vis-à-vis de l’euro, dont le prix bas reste largement le fait de la Banque centrale européenne.
#Brexit 11/10/2016
Trois mois après, on pourrait être tenté de qualifier le référendum britannique de non-évènement économique. Il est en fait beaucoup trop tôt pour juger de ses effets au-delà des pressions à la baisse sur la livre. L’enjeu pour le Royaume-Uni est de continuer à attirer les investisseurs internationaux alors que le pays risque de perdre l’accès au marché européen. La situation est d’autant plus compliquée que la politique monétaire pèse de tout son poids sur les taux d’intérêt, et que les finances publiques ne manqueront pas de se détériorer. Tout plaide pour une longue dépréciation de la livre, qui ne soutiendrait que marginalement l’activité, tout en pesant sur l’attractivité du pays…
Stupeur et tremblements 08/07/2016
La décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne a pris le monde de court, à commencer par les partisans du Brexit. Le pays traverse une crise aigüe et semble vouloir se donner quelques mois pour élaborer un plan. S’ouvre ainsi un été d’incertitude, au cours duquel on s’intéressera plus que de coutume à la politique britannique. Il est à espérer qu’à la rentrée, le pays aura retrouvé suffisamment d’unité pour ouvrir les négociations avec l’UE. D’ici là, c’est à nouveau aux banques centrales que l’on demande d’assurer la stabilité…

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 1654 articles et 427 vidéos