Perspectives
    Perspectives - 18 octobre 2017
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    La croissance économique accélère dans différents endroits du monde (Europe, Amérique, Asie...), un regain d’activité qui profite au commerce international et aux marchés financiers. La reprise n’en est plus au stade des balbutiements, y compris en zone euro, où elle se renforce avec la consommation et le crédit. Les pressions inflationnistes restent toutefois contenues, sauf, dans une certaine mesure, en Allemagne. Dans ce contexte, la normalisation des politiques monétaires - celle de la Réserve fédérale américaine, qui réduit la taille de son bilan, et celle de la Banque centrale européenne, qui en limite l’accroissement - est prudente. La pression haussière exercée sur les rendements obligataires devrait être limitée.
    L’activité conserve un rythme modéré de progression et le chômage recule. Les ouragans ont entraîné des perturbations mensuelles (recul de la production industrielle et des effectifs salariés, rebond artificiel des salaires, poussée du prix des carburants) mais ils ne devraient pas avoir affecté les tendances de fond de l’économie. L’une des principales est l’absence de tensions sur les prix et les salaires, évolutions difficilement réconciliables avec la fermeture de l’output gap. La Fed semble adopter le point de vue relativement consensuel d’une suspension temporaire de la relation qui lie chômage et prix. Elle continue d’anticiper un retour en validité de cette relation mais choisit tout de même la prudence et le gradualisme dans le processus de normalisation de sa politique.
    La reprise se poursuit à un rythme rapide eu égard aux estimations courantes de croissance potentielle. La zone euro rattrape le terrain perdu durant la crise, ce qui devrait en principe se traduire par une remontée de l’inflation vers sa cible. Reste que jusqu’ici les salaires et les prix ne réagissent que faiblement à l’embellie conjoncturelle. Des facteurs structurels sont probablement en jeu (mondialisation, innovations technologiques, etc.) mais la BCE continue d’y voir le signe d’un sous-emploi persistant. En conséquence, sa politique restera accommandante l’an prochain même si le soutien sera recalibré en tenant compte des bonnes performances conjoncturelles.
    La CDU/CSU demeure la principale formation politique à l’issue des élections législatives de septembre dernier. Le SPD ayant exclu toute participation à une grande coalition, la CDU/CSU devra se tourner vers le FDP et les Verts. Les termes d’un accord entre les trois partis seront difficiles à trouver en raison de divergences profondes en matière d’immigration, d’Europe et de changement climatique. Malgré les incertitudes politiques, les indicateurs conjoncturels restent bien orientés. La croissance économique devrait rester forte, grâce au dynamisme de la demande intérieure et extérieure. Les tensions sur les prix se renforcent néanmoins suite aux pénuries de plus en plus manifestes de main-d’œuvre et de capacités.
    Le bilan des indicateurs conjoncturels publiés ces derniers mois est globalement positif (poursuite de l’amélioration du climat des affaires, dynamisme de l’emploi, nouvelle baisse du taux de chômage) et confirme la solidité de la reprise. Les perspectives de croissance à court terme, comme celles à l’horizon 2018, sont à l’avenant malgré quelques écueils sur le chemin, comme la forte réduction annoncée du nombre des contrats aidés et, plus globalement, les mesures de rigueur prévues dans le budget 2018. Mais de nombreuses mesures de soutien à la croissance leur font aussi face, avec un effet net global que l’on estime neutre. Nous maintenons donc inchangées, à 1,7% en moyenne annuelle, nos prévisions de croissance pour 2017 et 2018.
    Au premier semestre de 2017, la demande intérieure est restée le principal moteur d’une reprise qui s’étend à l’ensemble des secteurs et gagne en pérennité. Le moral des consommateurs et des chefs d’entreprises s’est amélioré. Le gouvernement a récemment approuvé le Document économique et financier, tablant sur une croissance du PIB de 1,5% en 2017 et 2018. Le déficit budgétaire devrait, dans ces conditions, être ramené à 1,6% du PIB à la fin de l’année prochaine. En juin 2017, l’emploi s’établissait à 23 millions, renouant quasiment avec les niveaux antérieurs à la crise. La répartition de la population active par tranche d’âge a, quant à elle, connu une nette transformation.
    La croissance économique reste vive, malgré le rebond de l’inflation qui rogne le pouvoir d’achat des ménages. Les perspectives resteraient presque sans nuages si l’un des poumons économiques du pays, la Catalogne, n’était en train de s’enfoncer dans une crise politique majeure. Le problème catalan est en partie un héritage de la crise économique qui a frappé l’Espagne il y a dix ans, même s’il ne se limite pas à cela. Le référendum a été l’occasion d’une radicalisation du conflit. L’heure semble aujourd’hui à la désescalade, mais renouer les fils d’un véritable dialogue entre le pouvoir central et les autorités régionales sera long et difficile.
    La récession est techniquement terminée. Après huit trimestres de contraction, le PIB réel a rebondi au premier semestre 2017. La situation financière des ménages s’est améliorée, mais les entreprises et le secteur public sont toujours en difficulté. La reprise économique n’est pas encore solidement installée, une situation qui, ajoutée à la désinflation, devrait encourager la banque centrale à poursuivre l’assouplissement de sa politique monétaire. En prenant pour hypothèse l’absence d’escalade de la crise politique et le bon déroulement des élections l’an prochain, la poursuite des réformes, une politique monétaire et un environnement international favorables, nous prévoyons une accélération graduelle de la croissance du PIB, portée par la consommation et les exportations.
    La consolidation de l’économie s’est poursuivie au T2 2017. La croissance économique a accéléré significativement, les pressions inflationnistes ont sensiblement diminué, permettant à la banque centrale d’abaisser ses taux directeurs de 150 pb depuis le début de l’année. Même si la situation dans le secteur bancaire reste fragile, son assainissement s’est poursuivi au S1 2017. La part des actifs risqués a baissé, l’offre de nouveaux crédits a accéléré et la profitabilité des banques s’est améliorée. Dans le même temps, le gouvernement reste déterminé à consolider ses finances publiques comme en témoigne la baisse du déficit budgétaire (y compris hors recettes de pétrole et gaz). Dans un tel environnement, Fitch a mis la note du souverain russe en perspective positive.
    L’activité économique a fortement ralenti depuis le mois de janvier. Cette décélération résulte de l’accumulation de deux chocs temporaires : la démonétisation et la mise en place de la TVA. Néanmoins, elle reflète aussi la baisse des investissements qui restent pénalisés par des surcapacités de production dans l’industrie manufacturière et les difficultés croissantes des banques publiques. Les marges de manœuvre du gouvernement pour relancer l’activité et soutenir ses banques restent limitées s’il ne veut pas fragiliser ses finances. Sur les cinq premiers mois de l’exercice 2018, son déficit atteignait déjà 96% de sa cible annuelle. Par ailleurs, les finances des Etats pourraient être fortement fragilisées par l’annulation des dettes des fermiers.  
    Les autorités ont actionné tous les leviers pour stabiliser l’économie en 2017 en préparation du 19e Congrès du Parti Communiste du mois d’octobre. La croissance a légèrement accéléré au premier semestre. Dans le système financier, le resserrement monétaire et réglementaire a enclenché un mouvement de désendettement des institutions bancaires et non bancaires, qui devrait conduire à une réduction de certaines des activités les plus risquées. En outre, alors que la dette des ménages continue d’augmenter, mais reste encore modérée, la progression de celle des entreprises s’est infléchie. Enfin, les autorités sont parvenues à réduire les sorties de capitaux et enrayer la chute des réserves de change, et le renminbi s’est réapprécié contre le dollar depuis le début de l’année.
    Le rebond économique actuel ne bénéficie pas à tout le monde. Malgré le recul du chômage, les travailleurs peu qualifiés ont de plus en plus de mal à trouver un emploi. De plus, leur niveau de revenu relatif se dégrade entraînant une baisse de la cote de popularité de la grande coalition sortante. En faisant campagne sur un programme anti-immigration, l’ÖVP (libéraux-conservateurs) a remporté les élections législatives et va essayer de former une nouvelle coalition avec le FPÖ (droite populiste). S’il y parvient, la nouvelle équipe dirigeante adoptera des politiques plus restrictives en matière d’immigration et réduira les impôts. En 2018, la croissance pourrait se replier à 1,7 %, avec la disparition de l’impact de la réforme fiscale de 2016.
    La solide trajectoire de croissance de l’emploi de ces derniers trimestres s’est maintenue. Jusqu’à présent, 62 000 postes ont été créés depuis le début du gouvernement Michel, et 80 000 autres devraient suivre d’ici à la fin de la législature. Avec l’évolution à la hausse des salaires, l’augmentation du revenu disponible devrait stimuler la consommation privée. Encouragées par des résultats et des contraintes de capacités à leur plus-haut depuis plusieurs années, les sociétés non financières accélèrent leurs investissements. En dépit d’un environnement de taux bas, les investissements publics continuent de marquer le pas et la qualité générale des infrastructures s’en ressent.
    Perspectives - 06 juillet 2017
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    Un vent d’optimisme souffle sur l’économie européenne, tout spécialement dans la zone euro, où la croissance accélère autant qu’elle se généralise à l’ensemble des pays. A l’abord de l’été 2017, tous les indices de la conjoncture sont au vert, les créations d’emplois se renforcent, la baisse du chômage s’accentue. L’horizon paraît dégagé… à cela près qu’en Chine, quelques nuages se forment. Pékin s’emploie à nouveau à freiner l’expansion du crédit, ce qui pèsera sur l’activité, notamment immobilière. L’industrie lourde manifeste déjà quelques signes de rechute, les prix mondiaux des matières premières se tassent.
    La croissance a connu son traditionnel ralentissement de début d’année, cette fois imputable à la consommation des ménages. Les perspectives de rebond, bien réelles, sont néanmoins limitées, et 2017 pourrait s’achever sur une performance décevante. Les risques au cours des prochains mois sont concentrés sur le marché de l’immobilier qui donne les premiers signes de réaction à la hausse des taux hypothécaires. Pourtant la Fed continue de normaliser sa politique, ayant annoncé les prochaines étapes sans pour autant préciser un calendrier. Et pour cause : il s’agit de diagnostiquer les causes profondes de l’actuel ralentissement de l’inflation avant de lever davantage le soutien monétaire à la croissance.
    La croissance économique est de plus en plus rapide et… solide. L’accélération des créations d’emplois et le redressement du taux d’investissement augmentent la résistance de la reprise aux chocs extérieurs. La Banque centrale européenne a pris acte de cette embellie, d’abord en abandonnant la référence à des taux d’intérêt directeurs potentiellement plus bas à l’avenir ; ensuite en se disant prête à ajuster sa politique à l’amélioration conjoncturelle. Un optimisme qui n’empêcherait pas une certaine prudence, notamment en regard du sous-emploi des capacités de production, dont l’ampleur est sujette à débat.
    La reprise économique s’est accélérée au début de l’année à la faveur d’une politique monétaire et budgétaire accommodante, du redressement du commerce mondial et de la faiblesse des prix de l’énergie. Ces conditions favorables devraient perdurer dans les trimestres à venir. La croissance devrait rester solide, portée en grande partie par la demande intérieure. Les pénuries de main-d’œuvre qualifiée pourraient s’accentuer, poussant à la hausse les accords salariaux et l’inflation. Cependant, l’environnement de taux bas pourrait créer de nouveaux risques comme le surendettement, une mauvaise allocation des ressources en capital et une surévaluation des prix des actifs.
    La croissance française accélère franchement. En 2017, elle devrait atteindre 1,6% en moyenne annuelle (après 1,1% en 2016), un chiffre révisé en hausse à la faveur d’un bon effet d’acquis et d’une dynamique conjoncturelle solide : nette amélioration des enquêtes de confiance, progression soutenue de l’emploi, taux de chômage en baisse, vigueur du marché immobilier. Les conditions monétaires et financières restent favorables. La croissance mondiale se raffermit. Les exportations et l’investissement s’annoncent comme les moteurs de la croissance en 2017 tandis que la consommation des ménages serait en retrait, ralentie par la remontée de l’inflation. Celle-ci reste néanmoins basse, contenue notamment par les surcapacités encore importantes dans l’économie.  
    Début 2017, la reprise italienne a gagné en ampleur, avec une croissance au plus haut depuis 2011 (1,2%). La consommation a gagné 0,5% d’un trimestre sur l’autre, alors que l’investissement enregistrait un recul surprise, les entreprises restant extrêmement prudentes. La participation des femmes au marché du travail est faible : elles ne représentant que 41,6% de l’emploi. Fin 2016, leur taux d’emploi était inférieur de 12,4 points de pourcentage à la moyenne de la zone euro, écart bien moins important lorsque l’on ne retient que la population la plus éduquée.  
    La reprise s’appuie sur des bases larges et solides. Elle se poursuit à un rythme relativement rapide, et ne donne pour l’instant pas de signes d’essoufflement. L’inflation sous-jacente se redresse lentement. Les créations d’emplois sont vives, mais, compte tenu des spécificités de la crise en Espagne, les défis restent immenses avant de ramener le taux de chômage et sa composante de long terme à des niveaux acceptables. Entraînées par la croissance, les finances publiques se rétablissent lentement. Le déficit sera ramené en deçà de 3% du PIB en 2018, au plus tard.
    Le feuilleton politico-judiciaire qui secoue le pays depuis trois ans n’en finit pas de repousser la « normalisation » de l’environnement institutionnel. Les accusations à l’encontre du président ne devraient pas l’empêcher de finir son mandat et la réaction des marchés financiers a été moins virulente que lors des épisodes précédents. Mais la bonne marche des réformes structurelles et la confiance des agents économiques et des investisseurs sont indispensables à une reprise économique pérenne et solide. Face à cette nouvelle montée de l’incertitude, la banque centrale maintient le cap de l’assouplissement monétaire dans un environnement toujours désinflationniste.
    La situation macroéconomique de la Russie s’est sensiblement consolidée au cours des derniers mois. La croissance économique a accéléré à +0,5% en g.a. au T1 2017 et les derniers indicateurs d’activité font état d’une reprise de la consommation des ménages au début du T2 2017. La stabilisation de la situation dans le secteur bancaire depuis la fin d’année devrait permettre de soutenir la reprise au S2 2017. Par ailleurs, sur les cinq premiers mois de l’exercice budgétaire 2017, le déficit a sensiblement diminué grâce à la fois à la hausse des revenus du pétrole et du gaz et à la baisse des dépenses. Dans le même temps, les autorités russes ont commencé à renflouer le fonds de réserve en utilisant les excès de recettes budgétaires, sans que cela ne pèse sur le rouble.      
    L’activité économique a ralenti au dernier trimestre de l’exercice 2016/2017. Ce ralentissement n’est qu’en partie induit par le processus de démonétisation. La décélération des investissements et la baisse de la production de biens d’équipement ont débuté dès le mois de septembre. Indépendamment des difficultés des entreprises, la détérioration de la qualité des actifs bancaires pèse lourdement sur la distribution du crédit. Dans un tel environnement, le gouvernement a adopté une nouvelle ordonnance afin d’accroître le rôle de la banque centrale dans la gestion des créances douteuses. Même si une telle mesure devrait accélérer le processus de résolution des créances, elle ne permet pas de pallier les importants besoins en capitaux des banques publiques.
    Le resserrement monétaire et le renforcement du cadre prudentiel et réglementaire du secteur financier devraient, en toute logique, freiner la progression des crédits à l’économie en 2017. Pour le moment, les conséquences sont surtout visibles dans le ralentissement des financements interbancaires, la correction sur le marché obligataire et la moindre expansion de certaines activités du shadow banking. En revanche, les prêts des banques commerciales n’ont pas encore véritablement fléchi. Le tassement de l’activité observé ces derniers mois dans l’immobilier pourrait s’étendre à d’autres secteurs dépendants du crédit, et la croissance économique devrait à nouveau ralentir au cours des prochains trimestres.
    La croissance a nettement accéléré au cours des derniers trimestres, et elle atteint pour l’heure un niveau élevé au sein de la zone euro. L’emploi se redresse vivement, ce qui a conduit l’indice de confiance des ménages à un plus haut historique. Signe que l’économie est désormais à même de tirer le plein bénéfice d’un environnement porteur, cet élan devrait faciliter la poursuite des ajustements toujours nécessaires. Les fragilités de l’économie portugaise n’ont pas disparues mais les conditions sont réunies pour les réduire. Sorti récemment de la procédure européenne pour déficit excessif, le pays doit toutefois veiller à mettre son ratio de dette publique sur une trajectoire franchement baissière.  
    L’économie danoise devrait continuer à bénéficier de vents porteurs et croître à un rythme supérieur à son potentiel, et ainsi afficher un accroissement du PIB de près de 2% cette année. Les exportations profiteront vraisemblablement d’une conjoncture internationale favorable, tandis que la hausse des salaires et de l’emploi soutiendront le revenu disponible et la consommation privée. L’économie danoise devrait en outre continuer à profiter d’une politique monétaire accommodante.

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