Graphiques de la semaine
ZONE EURO : AMÉLIORATION GÉNÉRALISÉE DES PERSPECTIVES DE L’EMPLOI Publié le 26 avr. 2017 par William DE VIJLDER
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L’estimation flash de l’indice composite PMI Markit, réalisée la semaine dernière, est ressortie à 56,7 pour avril dans la zone euro, au plus haut depuis avril 2011 et bien au-delà des 50 points qui marquent la séparation entre expansion et contraction. Cela montre la solidité de la reprise cyclique en cours.

Par son action sur la confiance des ménages et leur consommation, le marché du travail joue un rôle essentiel dans cette dynamique. La fermeté du sous-indice de l’emploi donne des raisons d’être optimistes : non seulement il a augmenté fortement ces derniers mois, mais il a atteint un niveau inédit depuis juillet 2007. Plus important encore, ce phénomène touche à la fois l’Allemagne, la France et l’Italie où le rebond est particulièrement fort, mais aussi l’Espagne où l’indice stagne mais à un niveau élevé.

ETATS-UNIS : MAIS OÙ SONT LES "CANARIS" DU STRESS FINANCIER ? Publié le 19 avr. 2017 par William DE VIJLDER
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Les indicateurs de stress financier sont utilisés comme autrefois les canaris dans les mines : ils préviennent des éventuelles tensions que peut engendrer un resserrement de la Fed, et qui pourraient plonger l’économie dans la récession.

Ce graphique montre deux indicateurs : l’écart de taux des obligations des sociétés américaines notées BBB relatif aux titres du Trésor américain et l’indice de stress financier de la réserve fédérale de St-Louis (un composite de 18 séries). Exploiter ces indicateurs pour anticiper les principaux ralentissements de la croissance ou les entrées de récession est un exercice délicat : lors de la récession de 2001, l’indicateur composite avait à peine varié et le point haut de l’écart de taux n’était apparu que fin 2002, quand la reprise était déjà amorcée ; lors de celle de 2008, les deux indices avaient grimpé en flèche. Mais compte tenu de la volatilité des séries, il semble que lorsque le signal est suffisamment clair, l’entrée en récession est imminente. Si le canari ne chante plus, lâchez tout et courez vers la sortie !

 
UE : PAUVRETÉ AU TRAVAIL ET CHÔMAGE Publié le 12 avr. 2017 par Raymond VAN DER PUTTEN
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Depuis la crise financière, le risque de pauvreté au travail (pour ceux occupant un emploi mais percevant moins de 60% du revenu médian après impôts et prestations sociales) est en hausse en Europe. En 2015, environ 9% des travailleurs allemands étaient dans cette situation contre 6% en 2009. Les réformes du marché du travail ont permis de réduire le taux de chômage, mais au prix d’une augmentation du nombre d’emplois faiblement rémunérés.

En Allemagne, environ 22% des salariés touchent un salaire inférieur à 66% du salaire horaire médian brut contre seulement 8,8% en France (données 2014). En France, le taux des travailleurs pauvres s'est élevé à 7,5% en 2015, en hausse de 1 point depuis la crise, tandis que le taux de chômage a atteint plus de 10% contre 8% en 2007. Baisse du chômage et hausse des emplois faiblement rémunérés seraient-elles indissociables ? Pas vraiment. Depuis 2011, le Danemark parvient à baisser le taux de chômage tout en réduisant le risque de pauvreté au travail.

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Sur la bonne voie 24/04/2017
La situation économique continue de s’améliorer en zone euro : les enquêtes sont très bien orientées même si les dernières données « dures » d’activité invitent à tempérer quelque peu l’optimisme ambiant. Comparées à fin 2016, nos prévisions de croissance ont été relevées à la hausse. Reste que le retard de production accumulé depuis 2008 est conséquent malgré l’embellie conjoncturelle. Il se traduit par un niveau d’inflation toujours très faible dès lors que l’on exclut de sa mesure les éléments les plus volatils. Sur cette base nous continuons de prévoir une politique monétaire durablement accommodante, caractérisée par un retrait extrêmement graduel des mesures non conventionnelles à partir de janvier 2018. 
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Bonne et mauvaise inflation 10/02/2017
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Zone euro : les émissions brutes d’actions cotées des sociétés non financières se renforcent 01/02/2017
Dans la zone euro, le volume des émissions brutes annuelles d’actions cotées des sociétés non financières (SNF) s’est inscrit en hausse au S2 2016 (EUR 65 mds à fin novembre 2016) sans avoir recouvré les niveaux d’avant l’éclatement de la bulle des NTIC en 2003 ou la crise financière de 2008. Cette situation masque d’importantes disparités d’un pays à l’autre. Les émetteurs français et allemands totalisent plus de la moitié de la capitalisation boursière des SNF de la zone (respectivement, 29% et 26%) loin devant ceux des autres pays (les irlandais 10%, les espagnols et néerlandais 8%, et les italiens et belges 6%). Le financement par actions cotées est sensiblement plus faible en zone euro qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni où il bénéficie d’incitations fiscales substantielles (53% du PIB au T3 2016 contre 122% aux US et au R-U).
Résistante 24/01/2017
La reprise se poursuit. Tout indique que la croissance accélérait fin 2016 et que l’année 2017 a été entamée sur une note favorable. Elle pourrait se tasser un peu par la suite, en lien notamment avec le redressement marqué de l’inflation totale qui, sous l’impulsion de sa composante énergie, et malgré une hausse de un point au cours des six derniers mois de 2016, n’est pas achevé. Le QE a été étendu dans le temps, au prix d’une réduction du volume mensuel des achats à compter d’avril 2017. Déjà aux prises avec un environnement où la faiblesse de l’euro et le rebond des prix de l’énergie occultent l’atonie de l’inflation sous-jacente, la BCE doit en effet maintenant composer avec le risque de remontée des taux d’intérêt créé par l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis.
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La hausse des rendements en Europe s'inscrit dans un mouvement général, impulsé par les Etats-Unis. Elle reflète cependant aussi la remontée des indicateurs d'activité et de prix. Elle devrait selon tout vraisemblance rester limitée.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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