Graphiques de la semaine
"OUTPUT FLOOR" : À LA VEILLE D'UN (MAUVAIS) ACCORD ? Publié le 6 déc. 2017 par Céline CHOULET
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Le 7 décembre, le Groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire (GHOS) pourrait annoncer la finalisation des accords bâlois de régulation bancaire, ajournée depuis un an. Le compromis atteint verrait l’instauration d’un plancher de fonds propres. Les risques pondérés (AMP) calculés à l’aide des modèles internes des banques ne pourront alors plus être inférieurs à une proportion (probablement 72,5%) des AMP qui découlent de l’approche standard. Ce floor unique se heurte à deux écueils.

D’abord, les méthodes de calcul des floors, proposées par le Comité de Bâle ou appliquées de part et d’autre de l’Atlantique, varient. Ainsi, aux Etats-Unis, le plancher à 100% imposé par le Collins Amendment s’applique à une base de calcul restreinte, qui n’englobe pas le risque opérationnel notamment. Il en résulte que l’exigence de floor américaine est moins contraignante qu’il n’y paraît (en moyenne, le rapport des AMP avancés aux AMP standards s’établit à 75% après correction). Le maintien d’une définition américaine propre du floor et, par ailleurs, l’éventuel rejet, unilatéral, du nouveau cadre spécifique au trading book (FRTB) par les Etats-Unis iraient à l’encontre de l’harmonisation voulue par le Comité de Bâle.

Le second écueil tient à la place relative des banques dans l’intermédiation du crédit et aux différences en matière d’intensité du risque des portefeuilles bancaires. Les modèles internes d’évaluation des risques ne sont certes pas exempts d’imperfections et leur examen, par les superviseurs, demeure indispensable. Néanmoins, la norme de levier bâloise joue déjà le rôle de filet de sécurité que l’on souhaiterait confier au floor ; avec le même inconvénient, celui de pénaliser davantage les « bons » risques plutôt que les « mauvais ».

ZONE EURO, RÉDUCTION DES ÉCARTS DE COMPÉTITIVITÉ Publié le 29 nov. 2017 par Jean-Luc PROUTAT
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En zone euro, les écarts de positions concurrentielles ont tendance à se resserrer. Au prix de politiques d’ajustement sévères, les pays du sud ayant bénéficié de l’aide européenne (Espagne, Portugal, Grèce) ont réduit leurs coûts salariaux unitaires, dans l’absolu comme en regard des pays du nord de la zone. Jadis structurellement déficitaire, leur balance courante est à l’équilibre, voire en excédent. L’Italie a aussi fourni des efforts, tout comme la France, qui met depuis quelques années l’accent sur l’offre. Depuis 2013, les crédits d’impôt compétitivité-emploi et recherche ainsi que le pacte de responsabilité ont permis l’inflexion de la trajectoire des coûts et aidé au redressement des marges. En lâchant un peu de lest sur les salaires et la politique budgétaire (introduction d’un revenu minimum en 2015, accueil de nombreux migrants…) l’Allemagne a, à sa façon, accompagné l’effort.

INDE : CROISSANCE FORTE MAIS REVENU PAR HABITANT TOUJOURS BAS Publié le 22 nov. 2017 par Johanna MELKA
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Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), la croissance économique indienne devrait rester parmi les plus dynamiques en 2017 (+6,7%) en dépit du trou d’air induit par la démonétisation et la mise en place de la TVA unifiée.

Néanmoins, son PIB par tête en parité de pouvoir d’achat reste extrêmement faible. Il serait, selon le FMI, de USD 7173, soit 2,3 fois inférieur à celui de la Chine et légèrement supérieur à celui du Vietnam. Le niveau de revenu bas de l’Inde continue de peser sur sa base fiscale, l’une des plus faibles d’Asie. Néanmoins, à moyen et long terme, la mise en place de la TVA devrait soutenir la croissance potentielle et ainsi accroître le niveau de revenu du pays.

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Accélération et normalisation 18/10/2017
La croissance économique accélère dans différents endroits du monde (Europe, Amérique, Asie...), un regain d’activité qui profite au commerce international et aux marchés financiers. La reprise n’en est plus au stade des balbutiements, y compris en zone euro, où elle se renforce avec la consommation et le crédit. Les pressions inflationnistes restent toutefois contenues, sauf, dans une certaine mesure, en Allemagne. Dans ce contexte, la normalisation des politiques monétaires - celle de la Réserve fédérale américaine, qui réduit la taille de son bilan, et celle de la Banque centrale européenne, qui en limite l’accroissement - est prudente. La pression haussière exercée sur les rendements obligataires devrait être limitée.
Hercule, Sisyphe et la politique monétaire 13/10/2017
Optimiste, le FMI estime néanmoins la reprise incomplète. Le Fonds se dit également préoccupé par le comportement des investisseurs en quête de rendement. La politique monétaire ne peut pas tout, surtout face à des objectifs multiples.
Education : Augmenter les salaires des enseignants améliore la réussite scolaire 06/09/2017
La rentrée scolaire est un bon moment pour réfléchir à l'efficacité des dépenses en matière d'éducation. Une simple corrélation entre ces données et les résultats de PISA confirme le lien positif entre rémunération des enseignants et résultats scolaires. La Finlande et l'Estonie, les meilleurs élèves de l'OCDE selon PISA, sont aussi les pays qui rémunèrent le mieux leurs professeurs ; les mauvaises performances des Etats-Unis et de l'Italie peuvent en partie être attribuées à la faiblesse des salaires des enseignants. Toutefois, augmenter ne suffit pas. La taille des classes, la qualité des infrastructures et les politiques menées contre les inégalités scolaires sont tout aussi importantes. Ainsi, les salaires des enseignants sont relativement bas en République tchèque qui dépense davantage en matériel. Une répartition des dépenses qui a néanmoins permis à ce pays de dépasser son voisin la Slovaquie dans le classement PISA.
Après les mots, l’heure est à l’action 01/09/2017
En matière de politique économique, l’agenda de la fin de l’année est bien rempli. La BCE devrait clarifier ses intentions en matière d’assouplissement quantitatif (QE). La Réserve fédérale, quant à elle, annoncera vraisemblablement le démarrage de la réduction de la taille de son bilan. Les regards sont également tournés vers les Etats-Unis (baisse d’impôts ?), la France et l’Allemagne.
Ni satisfaisant ni préoccupant 28/07/2017
Le FMI prévoit une légère accélération de la croissance. Le rebond européen aidant, ce scénario est assorti d’un risque haussier à court terme… mais baissier à moyen terme.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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