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        <title>BNP PARIBAS - ECO DICO</title>
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        <lastBuildDate>Sat, 21 Nov 2009 22:37:12 +0100</lastBuildDate>
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            <title>L'économie chinoise : Mondialisation</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/l-economie-chinoise---mondialisation/</link>
            <description><![CDATA[Les Chinois, depuis quelques années, ont des besoins en ressources naturelles énormes. Une             des réponses à ces besoins a été d'aller chercher les ressources naturelles là où elles sont, c'est-à-dire en Afrique surtout, on en a beaucoup parlé, mais aussi en Amérique latine. Ils ont fait des investissements dans des régions qui en avaient énormément besoin. Ils ont souvent couplé des accords d'investissements qui demandaient aux Chinois d'investir aussi dans des infrastructures (notamment routières et portuaires) qui permettaient aux Chinois, en échange, d'avoir accès aux ressources naturelles.Les Chinois préfèrent essayer d'investir eux-mêmes dans ces pays plutôt que de passer par les groupes multinationaux étrangers. De plus, cela leur apporte une certaine indépendance, cela n'est pas qu'anecdotique, c'est quelque chose de constant depuis un certain nombre d'années. C'est un phénomène puissant qui va probablement continuer.Le point de départ, c'est un excédent de la balance commerciale et de la balance des paiements courants chinois, qui devient important à partir de 2003-2004, auquel s'ajoutent, mais là depuis bien avant, des flux d'investissements directs élevés. Toujours est-il que lorsqu'on ajoute l'excédent de la balance courante + les flux d'investissements directs et autres capitaux, on a en Chine des entrées de capitaux qui sont extrêmement importantes depuis les années 1990.La banque centrale chinoise accumule des réserves de changes. Décidant de stabiliser la valeur de sa monnaie contre dollar et euro, elle est obligée d'absorber tous les capitaux qui rentrent. Elle accumule des réserves de changes, actuellement à plus de 2 000 milliards de dollars (à peu près un demi milliard, il y a 5 ans), c'est un chiffre extrêmement élevé. Qu'est-ce qu'elle en fait de ses réserves de changes ?Ces réserves, naturellement, on ne les garde pas dans un tiroir (pour faire une image). Elles sont investies quelque part, et le gros de l'investissement de ces réserves (les recettes en dollar) est  l'achat de bons du Trésor américain. Ces réserves sont donc investies.Cela présente l'avantage, pour les autorités chinoises, d'avoir un pouvoir de négociation très important vis-à-vis des Etats-Unis, en ce qui concerne les questions du protectionnisme, d'une part, ou, d'autre part, la question de la demande américaine concernant la réévaluation possible du yuan.]]></description>
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            <title>L'économie chinoise : Les mutations</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/l-economie-chinoise---les-mutations/</link>
            <description><![CDATA[D'un autre côté, si l'on regarde les économies qui sont de très grandes économies,  comme l'Union européenne, l'extérieur de l'Union européenne, les Etats-Unis, la Russie ou l'Inde,  on s'aperçoit que pour ces pays les exportations représentent 15 à 25% de leur produit intérieur brut. Si nous disons que la Chine est un grand pays, la part de ses exportations, 40% du produit intérieur brut, par rapport à des PIB de taille comparable, est très importante. Ce pays est donc, à mon avis,  très ouvert.]]></description>
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            <title>L'économie chinoise : Développement</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/l-economie-chinoise---developpement/</link>
            <description><![CDATA[C'est la grande question aujourd'hui. Est-ce que le modèle de développement chinois, qui est basé depuis une dizaine d'années sur les exportations, est un bon modèle ? Aujourd'hui, on est plutôt en train de le remettre en cause, car si la Chine est depuis 3 - 4 mois aussi violemment frappée par le ralentissement économique mondial, c'est bien parce qu'elle a basé sa croissance sur des exportations et beaucoup moins sur la consommation des ménages. C'est vraiment la question qui est soulevée par la crise mondiale actuelle.]]></description>
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            <title>Les Etats-Unis dans le monde</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/les-etats-unis-dans-le-monde/</link>
            <description><![CDATA[La caractéristique essentielle des Etats-Unis, c’est sûrement d’être la première économie développée à être délibérément et agressivement passée à un mode d’économie de services. C’est une économie de services et c’est une économie spécialisée dans la haute technologie.]]></description>
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            <title>Stars et inégalités</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/stars-et-inegalites/</link>
            <description><![CDATA[Quand on parle d’inégalité, il y a les inégalités de revenus, les inégalités de patrimoine, les inégalités devant le marché du travail, et sans doute d’autres, comme les inégalités devant l’éducation, la santé, etc. Donc, il faut déjà savoir de quoi l’on parle. C’est un phénomène très complexe. L’élargissement des inégalités qu’on peut repérer au cours des quinze dernières années, a à voir d’une part avec les qualifications, et deuxièmement, vous avez naturellement, la globalisation ou la mondialisation d’une façon ou d’une autre, qui rajoute un petit quelque chose à cela, dans la mesure où elle pèse sur l’évolution des salaires qui ne demandent pas de qualification.]]></description>
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            <title>Le Dollar</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-dollar/</link>
            <description><![CDATA[Eric VERGNAUD – Direction des Etudes Economiques : Oui le dollar est toujours la première des devises que ce soit en matière d'échanges internationaux, de montant des réserves de changes. Le dollar c'est la devise qui est la plus échangée, sur tous les marchés. La parité euro/dollar est la parité la plus traitée. En tous cas la caractéristique du dollar, c'est d'être la devise d'une zone économique qui dépasse largement les seuls Etats-Unis.]]></description>
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            <title>La population africaine</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-population-africaine/</link>
            <description><![CDATA[La population africaineGaëlle Letilly – Direction des études économiques : Selon les statistiques de la banque mondiale, l'Afrique compterait actuellement environ 780 millions d'habitants. Sur ces 780 millions d'habitants, 2/3 de la population aurait moins de 25 ans.FéconditéGaëlle Letilly – Direction des études économiques : La fécondité reste importante, de l'ordre de cinq enfants par femme par rapport à une moyenne mondiale de 2,5 enfants par femme. Par contre l'espérance de vie est très, très faible, de l'ordre de 50 ans, avec une mortalité importante.]]></description>
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            <title>Les acteurs majeurs de la scène africaine</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/les-acteurs-majeurs-de-la-scene-africaine/</link>
            <description><![CDATA[Stéphane Alby – Direction des études économiques : La Chine a une politique de coopération de plus en plus forte vis à vis des pays africains, mais pour l'instant elle est très nouvelle, et surtout, elle reste concentrée sur des pays producteurs de pétrole ou des pays miniers. Gaëlle Letilly – Direction des études économiques : Il est certain que l'Afrique a besoin de financements étrangers pour son développement, donc la Chine, en cela, répond aux besoins de coopération sud-sud. La Chine a besoin de]]></description>
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            <title>Le développement : impasse ou décollage</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-developpement---impasse-ou-decollage/</link>
            <description><![CDATA[Le développement : impasse ou décollage ? Gaëlle Letilly – Direction des études économiques : Depuis 2000 il y a une croissance qui augmente en Afrique et depuis 2004 encore plus. C'est à ce moment là qu'on a vu une différence de croissance, de rythmes de croissance entre les pays d'Afrique de l'Ouest qui sont en retrait par rapport aux pays d'Afrique Australe, miniers et eux-mêmes encore en retrait par rapport aux pays pétroliers que sont le Nigeria, l'Angola, par exemple. Donc là effectivement on a pu voir des rythmes de croissance différents qui correspondent la plupart du temps à leur dotation en ressources naturelles.]]></description>
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            <title>Politique monétaire</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/politique-monetaire/</link>
            <description><![CDATA[La politique monétaire de l'Union est menée par la Banque centrale européenne, Banque centrale des treize pays de la zone euro. Cette Banque centrale a pour objectif premier la lutte contre l'inflation, avec une définition relativement précise, proche de 2% mais inférieure à 2%. Pour mener à bien cet objectif, cette politique, la Banque centrale européenne dispose d'un instrument premier qui est son taux d'intérêt. Il faut bien comprendre que lorsque le taux d'intérêt augmente, par exemple pour lutter contre des pressions inflationnistes, cette augmentation rend le coût de l'argent plus important pour les banques, donc le crédit se fait plus rare, ce qui freine l'activité et ce qui évacue les pressions inflationnistes. Philippe d'Arvisenet]]></description>
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            <title>Le taux d'intérêt</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-taux-d-interet/</link>
            <description><![CDATA[L'investissement suppose parfois le recours à des fonds extérieurs à l'entreprise. C'est là que le taux d'intérêt intervient. Si une entreprise doit s'endetter pour pouvoir financer un investissement, plus le taux d'intérêt va être élevé et plus, naturellement, elle va sentir qu'il est difficile d'investir, parce que c'est coûteux. Cela étant, il faut nuancer. Tout va dépendre de la manière dont l'entreprise fait évoluer ses prix. Un taux d'intérêt donné, 5 % par exemple, ne veut pas dire la même chose pour une entreprise dont les prix augmentent de 2 % par an ou pour une entreprise dont les prix augmentent de 10 % par an, parce que dans le premier cas vous aurez des taux d'intérêt réels (c'est-à-dire corrigés de la hausse des prix) pour l'entreprise qui seront positifs et, dans le deuxième cas, des taux qui seront négatifs. D'autre part, le taux d'intérêt n'est pas le seul élément qui détermine la décision d'investissements. Si les taux d'intérêt sont faibles, par exemple, mais que l'on ne ressente pas le besoin de la part de clients d'acheter la marchandise fabriquée par l'entreprise, on voit mal l'intérêt d'investir. Donc l'aspect débouché est essentiel parce que si, a contrario, on voit les débouchés évoluer de manière très dynamique, on donnera moins d'importance au niveau des taux d'intérêt. Deuxième nuance, il y a des raisons pour investir qui n'ont rien à voir avec les débouchés. Par exemple, on peut investir pour des raisons stratégiques, augmenter la part de marché. A ce moment-là, on aura non seulement des investissements pour élargir les capacités de production mais également, peut-être, des investissements pour réduire les coûts ou améliorer la qualité de son produit, encore une fois pour gagner des parts de marché. En outre, il faut tenir compte de la situation financière des entreprises. Si vous avez une entreprise qui autofinance la totalité, ou du moins une grande part, de son investissement, elle va être beaucoup moins sensible aux taux d'intérêt puisqu'elle aura moins besoin de faire appel aux fonds extérieurs. Donc, il y a bel et bien une relation grosso modo inverse entre l'investissement d'un côté et le taux d'intérêt de l'autre, mais la relation est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît au départ. Enfin, l'entreprise peut devoir arbitrer entre investir chez elle et investir ailleurs. Si le taux d'intérêt est, par exemple, de 5 % et si l'entreprise anticipe un retour sur investissement de 4, peut-être vaut-il mieux, pour elle, acheter des titres qui vont rapporter 5 plutôt que d'investir avec un rendement de 4. C'est en ce sens que l'on peut dire que le niveau des taux joue un rôle dans la sélection des investissements.]]></description>
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            <title>La formation brute de capital fixe (FBCF)</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-formation-brute-de-capital-fixe--fbcf-/</link>
            <description><![CDATA[La formation brute de capital fixe est une notion qui appartient au langage de la comptabilité nationale. Elle correspond à peu près à la notion d'investissement. La formation brute de capital fixe est une composante de ce qu'on appelle globalement la formation de capital. La formation de capital se décompose entre la variation des stocks et les acquisitions d'objets de valeur et cette fameuse formation brute de capital fixe. Elle a, elle-même deux composantes : d'une part, la composante corporelle, les bâtiments, les machines, le matériel de transport et, d'autre part, une composante immatérielle, les logiciels et les brevets en sont les principales parties. La notion de formation brute de capital fixe inclut le mot brute, brute veut dire qu'il s'agit d'investissements, d'une part, de renouvellement, usure et obsolescence et, d'autre part, d'investissements nouveaux, auquel cas, ceci s'appellerait la formation nette de capital fixe mais cette formation nette de capital fixe n'est pas calculée par la comptabilité nationale.]]></description>
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            <title>La notion d'elasticité</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-notion-d-elasticite/</link>
            <description><![CDATA[L'élasticité est un coefficient qui permet de mesurer la sensibilité d'une variable par rapport à une autre. Dans le cas du consommateur, on sait que sa demande est fonction négative de son prix, donc on va vouloir essayer de mesurer la sensibilité de la quantité consommée par rapport aux variations de prix. Alors, l'élasticité, formellement, c'est le rapport entre la quantité consommée en pourcentage sur la variation de prix également mesurée en pourcentage. Alors le fait que l'élasticité mette en jeu deux pourcentages est très important car cela permet de mesurer la sensibilité entre des variables qui sont mesurées dans des unités différentes. Par ailleurs, cela permet aussi de classifier les sensibilités. Si l'élasticité prix de la demande de notre consommateur est en valeur absolue supérieure à un 1, le bien est dit élastique puisque la demande diminue  proportionnellement plus que la hausse des prix. A l'inverse, un prix, dont l'élasticité est comprise entre 0 et 1, sera considéré comme un bien relativement inélastique ou en tout cas insensible au prix. Alors il arrive, quelquefois, que l'élasticité prix soit même positive, et très nettement supérieure à 1, c'est le cas notamment des biens de luxe. Mais, revenons à notre consommateur, notre consommateur a généralement une contrainte de budget, ce qui signifie que sa consommation dépend non seulement du prix, mais également de son revenu, et de la même façon qu'on a calculé l'élasticité prix on peut s'intéresser à l'élasticité revenu, c'est-à-dire la sensibilité de la quantité consommée par rapport au revenu. On calculera donc une élasticité revenu qui fait le rapport entre la quantité consommée en pourcentage et le revenu en pourcentage. De la même façon, on peut classifier les élasticités revenu. Si l'élasticité est comprise entre 0 et 1, l'élasticité de ce bien est considérée comme assez faible, et il s'agit notamment des biens prioritaires comme les biens alimentaires de base. En effet, on peut supposer que, pour ce type de biens, le consommateur est déjà satisfait par ses achats, de sorte qu'il n'y a pas de raison que la demande pour ce bien augmente particulièrement ou diminue particulièrement, sauf évidemment forte baisse de revenus. Un bien relativement inélastique au regard du revenu signifie également que le coefficient budgétaire, c'est-à-dire la part de revenu consacrée à ce bien diminue. A l'inverse, si l'élasticité revenu est supérieure à 1, le coefficient budgétaire augmente, c'est le cas notamment de biens dits supérieurs, comme les loisirs, la culture ou la santé.]]></description>
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            <title>Inflation, désinflation et déflation</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/inflation--desinflation-et-deflation/</link>
            <description><![CDATA[L'inflation est un phénomène très particulier. C'est une hausse continue et autoentretenue du niveau général des prix, que ce soit le prix des marchandises, le prix des actifs financiers. Au Japon, par exemple, on a une grande phase d'inflation qui s'est déroulée à partir du premier choc pétrolier en 1973. On avait un taux annuel de progression des prix à la consommation de l'ordre de 5% en 1973, après en 1974 on est passé à 11%, et puis, en 1975, 20% de croissance des prix à la consommation d'une année sur l'autre. Alors quels sont les phénomènes à l'origine de cette hausse continue des prix ? Il y a un choc externe comme le cas du choc pétrolier, donc hausse du prix du brut, après on a une politique monétaire qui alimente en liquidités toute l'économie, donc qui facilite la progression des prix de l'ensemble des marchandises ; on a aussi des comportements des agents économiques qui favorisent cette progression autoentretenue des prix, c'est-à-dire que les ménages, comme ils voient leur pouvoir d'achat diminuer, parce que les prix augmentent, demandent des hausses de salaires, et les entreprises, pour conserver leur marge bénéficiaire, augmentent leur prix de vente. Alors la désinflation, on assiste en fait à un ralentissement de l'inflation, c'est-à-dire que les prix continuent à augmenter, mais cela ralentit d'année en année. Au Japon, on a deux périodes comme cela. Après le grand choc pétrolier, la hausse des prix à la consommation très rapide à partir de 1980 jusqu'en 1986, on voit une baisse des prix à la consommation, c'est-à-dire, en glissement annuel, au début des années 1980, on est dans une croissance de l'ordre de 8% ; en 1986, on arrive à une stabilité des prix ; puis il y a une autre période qui va ouvrir après un phénomène dont on parlera tout à l'heure qui est bien plus grave qui s'appelle la déflation. Cette période est entre 1991 et 1994 où les prix passent de 4% en glissement annuel à la stabilité des prix. Alors qu'est-ce qui fait que tout à coup on a un ralentissement important en fait de la hausse des prix à la consommation ? Et bien, cela vient d'un phénomène de politique économique, c'est-à-dire que l'on a un policy mix, c'est-à-dire un mélange de politique budgétaire et de politique monétaire restrictif. D'une part, on a une politique budgétaire restrictive avec une hausse des impôts qui touche à la fois les ménages et les entreprises, donc qui grève le pouvoir d'achat des ménages et qui grève les profits des entreprises, et puis on a une politique monétaire restrictive qui draine les liquidités qui avaient été injectées en période d'inflation. Après on peut entrer, si le processus se poursuit, dans quelque chose de beaucoup plus pervers qui s'appelle la déflation. Et c'est ce qui s'est passé au Japon. C'est-à-dire que, à ce moment là, on a un système autoentretenu de baisse des prix. En glissement annuel, les prix deviennent négatifs, et c'est l'ensemble des prix qui est touché, c'est-à-dire les prix des marchandises et le prix des actifs financiers. A partir de la fin des années 1990, on voit que les prix à la consommation au Japon baissent de 1% en glissement annuel chaque année en moyenne, le prix des terrains baisse de l'ordre de 5% en moyenne chaque année et le prix des actions baisse de l'ordre de 6% en moyenne chaque année. C'est une réduction de la richesse nationale, c'est une contraction du produit intérieur brut. On a une récession, et pendant cette époque là il y a deux phases où le PIB va se contracter, on va avoir la récession, la contraction entre la fin des années 1980 et le début 1990 et puis en 1998-99. Et qu'est-ce qui est à l'origine de ce processus de baisse des prix ? On a une demande qui devient inférieure à l'offre de produits. On a donc une politique monétaire qui est restrictive et trop longtemps restrictive et qui a modifié, en fait, les anticipations des agents économiques, c'est-à-dire que les agents économiques maintenant préfèrent reporter leur consommation dans l'avenir, les entreprises préfèrent reporter leur décision d'investissements dans l'avenir, parce que sur le moment les prix vont baisser et il n'est pas souhaitable de consommer maintenant des produits qui seront moins chers, il n'est pas souhaitable d'investir maintenant parce que les rendements ne remontent pas, ne seront pas intéressants.]]></description>
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            <title>La loi de l'Offre et de la Demande</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-loi-de-l-offre-et-de-la-demande/</link>
            <description><![CDATA[La loi de l'offre et de la demande qui veut que plus le prix d'un bien est élevé moins sa demande est forte et, à l'inverse, plus son offre l'est, s'applique à de nombreuses transactions de la vie de tous les jours. Il en va ainsi de l'achat d'une automobile ou de la vente d'un bien immobilier. Prenons l'exemple du marché immobilier. La flambée actuelle des prix incite les propriétaires à mettre en vente leur logement, mais si le prix affiché est nettement supérieur à la moyenne, cela va dissuader des acheteurs potentiels. Il faudra donc que le vendeur baisse ses prix s'il veut avoir une chance de réaliser la transaction. Le prix qui mettra d'accord l'acheteur et le vendeur sera appelé prix d'équilibre.L'exemple que je prenais faisait référence à un bien existant, mais la logique de la loi de l'offre et de la demande s'applique également à des biens qui ne sont pas encore produits. Comme dans le cas des biens existants, en théorie le prix et la quantité d'équilibre, puisque maintenant il y aura une quantité à déterminer, seront la résultante d'un processus itératif où à chaque niveau de prix les producteurs et les consommateurs se détermineront sur la production et la consommation. Mettons-nous du côté du producteur. Le producteur connaît, lui, son prix de revient, c'est-à-dire l'ensemble de ses coûts, les salaires, les matières premières, la location du matériel et du bâtiment, les impôts, les frais financiers, tout cela ramené à la production. On parle de coût par unité produite. Le producteur engagera la production si évidemment le prix couvre le coût unitaire de production généralement augmenté d'une marge bénéficiaire ; et si le prix est plus élevé, évidemment, la marge bénéficiaire sera plus élevée et donc le producteur augmentera son offre.Maintenant du côté du consommateur, généralement celui-ci a une contrainte de budget, ce qui fait que si le prix d'un des biens augmente, cela se fera nécessairement au détriment de la consommation de ce bien, voire de celle des autres biens, parce que la hausse de prix du bien en question va diminuer le pouvoir d'achat global du consommateur. Et maintenant, comment arrive-t-on à l'équilibre. D'abord, les biens existants. L'équilibre peut se réaliser soit de gré à gré, soit par l'intermédiaire d'un courtier. De gré à gré, c'est le cas des agents immobiliers dans le cadre d'une transaction immobilière, un courtier c'est le cas de marché global plus organisé, comme le marché des changes ou  le marché du pétrole spot, c'est-à-dire le marché du pétrole à très court terme. Prenons, justement, l'exemple du marché spot pétrole. Si l'Agence internationale de l'Energie révise ses perspectives de consommation mondiale de pétrole à la hausse, comme à court terme les capacités de production des producteurs sont figées, cela va aboutir à une hausse des prix. Maintenant, en ce qui concerne les biens non existants, c'est un peu différent. Il faut distinguer le court terme du moyen terme. A court terme, c'est le producteur qui décide à la fois de la quantité et du prix auquel il espère vendre sa production. Pour cela, il va effectuer une étude de marché qui va lui permettre non seulement de vérifier que son bien correspond à un besoin mais également de mesurer la sensibilité de la demande pour ce bien au prix. Il se peut très bien que, en définitive, l'offre ne puisse pas satisfaire la demande au prix de lancement parce que les prix ne sont pas instantanément révisables. C'est le cas, notamment, lors du lancement d'un nouveau véhicule par un constructeur où il faut attendre plusieurs mois avant de se le procurer. Enfin, à moyen terme, là on a l'offre qui s'ajuste à la demande ou la demande qui s'ajuste à l'offre. Prenons l'exemple de nouveau du marché du pétrole. Le fait que les prix soient très élevés va inciter les compagnies pétrolières à exploiter des gisements qui n'étaient jusque-là pas rentables, voire à augmenter l'exploration et, de ce fait, l'offre va augmenter, à moyen terme on aura une hausse à la fois du prix et de la production mais l'augmentation du prix sera un petit peu moindre que si seule la demande avait progressé.]]></description>
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            <title>Le taux de Change</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-taux-de-change/</link>
            <description><![CDATA[Le taux de change est le prix d'une monnaie dans une autre, par exemple la quantité de dollars dans un euro ou, à l'inverse, la quantité d'euros dans un dollar. Ce taux de change est une notion qui a complètement disparu à l'intérieur de la zone euro, puisque nous avons une monnaie commune. Avant 1999, il existait un franc français qui fluctuait non seulement contre des pays de la zone euro (contre l'Allemagne, la Belgique, la Hollande) mais également contre des pays qui ne sont pas dans la zone euro (comme la Grande-Bretagne). Le taux de change, à l'époque, était fixe contre un grand nombre de pays de l'Europe. Aujourd'hui, l'euro est dans un régime que l'on appelle un régime de taux de change flottant, c'est-à-dire que les monnaies bougent. Pour donner un exemple, il y a quatre ans, dans un euro, vous aviez à peu près 0,8 dollar ; aujourd'hui, nous en avons 1,4, ça veut dire que l'euro s'est apprécié. Quand une monnaie bouge, à la hausse ou à la baisse, il y a des gagnants et il y a des perdants. Lorsque, par exemple, une monnaie s'apprécie, cela veut dire que la marchandise qui est libellée, c'est-à-dire étiquetée, dans cette monnaie devient plus chère pour les partenaires commerciaux, ce qui est préjudiciable à ceux qui exportent. En revanche, ceux qui importent paient la marchandise étrangère, par exemple le pétrole, moins chère. Donc, il y a des gagnants et des perdants.Philippe d'Arvisenet]]></description>
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            <title>Les contraintes économiques de L'Union</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/les-contraintes-economiques-de-l-union/</link>
            <description><![CDATA[L'Union économique et monétaire repose sur le principe de libre circulation des marchandises, des personnes et des capitaux. Elle se donne pour objectif d'assurer l'existence d'un marché unique des biens et des services d'une part, et des facteurs de production, le capital et le travail, d'autre part. Dans le principe, il s'agit d'assurer qu'un bien sera vendu dans les mêmes conditions économiques dans un pays donné, quel que soit l'Etat membre dans lequel il aura été produit, et de la même façon pour un service ou pour une personne qui souhaiterait travailler dans un autre Etat membre. Traditionnellement, les Etats organisent le fonctionnement de ces différents marchés en définissant les cadres juridiques d'exercice de l'activité, les normes et les réglementations, et mènent des politiques économiques nationales ayant pour but de favoriser la croissance et l'emploi, notamment au travers de la fiscalité. Dans l'Union économique, ces politiques structurelles ne doivent pas fausser une libre concurrence entre les biens et les personnes des différents Etats membres.Les Etats sont amenés à prendre certaines des décisions communes dans ces domaines, alors qu'auparavant ils utilisaient  ces leviers en toute indépendance. Cela pousse évidemment beaucoup à l'harmonisation des  politiques économiques. Par exemple, en matière de TVA, les Etats sont convenus de fixer les taux de TVA compris dans une fourchette entre 15 % et 25%. Ils ont également décidé ensemble de libéraliser progressivement un certain nombre de marchés (comme ceux du gaz, de l'électricité ou des services postaux) sur lesquels, auparavant, il existait un certain nombre de monopoles. Les politiques de soutien à la croissance et à l'emploi peuvent se faire au niveau des territoires, mais sans favoriser directement les ressortissants d'un Etat au détriment des autres. A ce sujet, les Etats membres se sont donné une feuille de route commune qui est résumée dans l'Agenda de Lisbonne, pour mener des politiques qui, globalement, vont beaucoup se ressembler. Depuis 1999, l'Union économique est devenue monétaire. Cela a fortement renforcé l'interdépendance des économies et des politiques conjoncturelles qu'on peut y mener. La politique monétaire est maintenant commune à tous les Etats membres et dévolue à la Banque centrale européenne.Parce que les niveaux d'endettement peuvent influer sur le niveau des taux d'intérêt et de la monnaie unique, la politique budgétaire est encadrée par le Pacte de Stabilité et de Croissance, aux termes duquel les déficits publics ne peuvent pas excéder 3% du PIB  et les ratios d'endettement  60%.]]></description>
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            <title>La Compétitivité</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-competitivite/</link>
            <description><![CDATA[Les médias mettent souvent en avant le manque de compétitivité des entreprises françaises. Mais qu'entendons-nous vraiment par compétitivité ? La définition la plus communément admise de la compétitivité consiste à dire qu'une entreprise ou un pays est compétitif lorsqu'il arrive à produire à moindre coût et donc à vendre à un prix relativement moins cher que la concurrence extérieure. Dans ce cas, on parle de compétitivité-prix qui repose sur quatre facteurs essentiels : le premier, le coût de la main-d'œuvre, le second, le coût du capital, c'est-à-dire le taux d'intérêt qui est payé pour emprunter, investir et donc produire, le troisième élément, la productivité et, enfin, le quatrième élément, le taux de change. Si on prend l'exemple du secteur du textile aujourd'hui, le salaire des ouvriers chinois est si faible que les entreprises chinoises sont très compétitives et donc les vêtements chinois inondent le marché mondial. Second exemple, aujourd'hui, les chefs d'entreprise et les politiciens français mettent en avant l'euro trop fort pour expliquer la faiblesse du dynamisme des exportations françaises, c'est vrai, mais dans ce cas comment expliquer que l'Allemagne, qui, elle aussi, fait partie de la zone euro, reste le premier exportateur mondial. Entre en jeu ici la notion de compétitivité hors prix reposant sur la différenciation des produits, la capacité à innover et à améliorer la qualité. Si on prend l'exemple du secteur automobile allemand, on se rend compte que les exportations sont très dynamiques alors que le prix des voitures allemandes est très élevé, ceci s'explique par l'image haute gamme dont bénéficie le secteur automobile allemand. Innover ou développer de nouveaux produits peut permettre à une entreprise de s'acquitter du problème de compétitivité, au moins temporairement. En effet, mettre sur le marché de nouveaux produits permet à une société ou à une entreprise d'être en situation de monopole et donc de pouvoir vendre à un prix supérieur, au moins en attendant que de nouvelles entreprises entrent sur le marché.]]></description>
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            <title>Les firmes transnationales</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/les-firmes-transnationales/</link>
            <description><![CDATA[Les firmes transnationales sont les entreprises qui ont au moins une unité de production à l'étranger, appelée filiale. Leur développement est étroitement lié à l'accroissement du commerce international et des flux financiers. Par leurs investissements à l'étranger, elles peuvent influencer la politique des Etats qui cherchent à les attirer.Les principaux objectifs des investissements à l'étranger réalisés par les firmes transnationales sont : l'exploitation des matières premières, la recherche de nouveaux débouchés, la qualité de la main-d'œuvre, avec, par exemple, l'industrie informatique en Inde ou la baisse des coûts de production avec, par exemple, la Chine. Cependant, pour une entreprise qui développe ses activités à l'international, ce phénomène est aussi facteur d'aggravation des risques. On peut citer, notamment, le risque de change ou le risque juridique, par exemple tel qu'on peut le constater actuellement pour Microsoft au niveau européen. Depuis les années soixante, le nombre de firmes transnationales a été multiplié par dix, et elles réalisent environ deux tiers du commerce international. Leur développement a été grandement facilité par les phénomènes d'ouverture et de libéralisation des économies au niveau mondial. Jusqu'aux années 1990, l'essentiel des firmes transnationales était issu des pays de l'OCDE. Avec l'intégration progressive des économies émergentes dans l'économie mondiale, un certain nombre de firmes transnationales sont maintenant issues des pays émergents. On peut  citer l'exemple indien avec Mittal dans le domaine sidérurgique qui est un leader mondial ou encore Infosys dans le domaine des services  informatiques.]]></description>
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            <title>L'OMC</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/l-omc/</link>
            <description><![CDATA[L'OMC (pour Organisation mondiale du Commerce) est l'héritière du GATT. Elle a été est mise en place le 1er janvier 1995 et a tenu sa première conférence ministérielle à Singapour en 1997.C'est la seule organisation internationale en charge du commerce entre les pays. Ses prérogatives sont plus larges que celles du GATT et sa fonction principale est d'assurer le libre-échange. Le cycle actuel est celui  de Doha qui a été lancé dans la capitale du Qatar à la fin de 2001.Les négociations sont toujours en cours, et elles sont difficiles. Les pays émergents, Brésil et Inde en tête, critiquent fortement le montant des subventions et des droits de douane agricoles américains et européens et, en retour, bloquent toute avancée dans le domaine des produits industriels - qui pourtant, représente les trois-quarts du commerce mondial, et des services.On peut comprendre les motifs qui amènent à ce retard dans le processus de Doha. Tout d'abord, les négociations sur l'agriculture posent autant de problèmes politiques qu'économiques. Ensuite, à l'intégration tarifaire, qui a été l'ambition première du GATT, s'est ajouté l'objectif d'intégration réglementaire dans des domaines aussi divers que la facilitation des échanges, les services,  la propriété intellectuelle, thèmes  qui sont tous très sensibles pour les pays émergents.Un report du cycle de Doha ne remettrait pas en cause les progrès substantiels qui ont été réalisés lors des Rounds précédents du Gatt. Toutefois, au moins trois conséquences défavorables sont à craindre : tout d'abord, une érosion du système multilatéral avec la montée des accords bilatéraux, qui sont généralement peu favorables aux pays en développement ; ensuite, le risque toujours présent d'une nouvelle montée du protectionnisme ; et, enfin, la non-matérialisation des gains attendus d'une libéralisation supplémentaire des échanges.]]></description>
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            <title>La Banque Mondiale</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-banque-mondiale/</link>
            <description><![CDATA[La Banque mondiale est née en juillet 1944 sous le nom de Banque internationale pour la     Reconstruction  et le Développement. Elle visait principalement à aider à la reconstruction du Japon et de l'Europe au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Ensuite, la reconstruction effectuée, le groupe Banque mondiale s'est attaché à accélérer la croissance dans les pays  en voie de développement. Mais, face à l'échec des politiques d'ajustement structurel et l'appauvrissement des populations dans ces pays, le groupe Banque mondiale a alors placé la lutte contre la pauvreté et contre les inégalités au centre de ses politiques de développement. Concrètement, le groupe Banque mondiale est composé de cinq institutions qui visent à appuyer financièrement et techniquement la mise en place de projets de développement. Les trois principales institutions sont la Banque internationale pour la Reconstruction et l'Association internationale pour le Développement qui octroient des dons ou des prêts à taux concessionnels aux pays les moins avancés. Il y a aussi la SFI, la Société financière internationale, qui finance les entreprises privées. Outre son rôle de banquier et de conseiller, la Banque mondiale poursuit des recherches et met en place des programmes de développement, soit directement ou soit indirectement via des ONG. Les implications en matière de développement ont lieu dans des domaines très variés tels que la microfinance, le problème d'éducation, l'accès à l'eau potable, les réformes administratives, la lutte contre le sida. Toutefois, les actions de la Banque mondiale ont parfois suscité des critiques, notamment de la part des pays bénéficiaires qui sont parfois peu disposés à adopter les mesures, par exemple de bonne gouvernance, qui sont attachées à l'obtention d'un prêt. Les ONG reprochent à la Banque mondiale de ne pas lutter efficacement contre la pauvreté et de négliger les impacts sociaux et environnementaux des projets. Les alter mondialistes, quant à eux, reprochent à la Banque mondiale d'adopter le consensus de Washington et d'adopter, en fait, des mesures trop libérales et davantage servir aux intérêts des pays développés plutôt qu'aux intérêts de la population locale. Enfin, la Banque mondiale s'est vue reprocher de fermer les yeux contre des actions douteuses de la part des gouvernements en proie à la corruption des pays bénéficiaires de ces aides et de ces prêts à taux concessionnels.]]></description>
            <guid>32</guid>
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            <title>Le FMI</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-fmi/</link>
            <description><![CDATA[Le FMI est une organisation constituée de 185 Etats. Il est créé en 1944 par les accords de Bretton Woods, avec comme objectif de favoriser l'essor du commerce mondial, tout en préservant la stabilité financière internationale. Concrètement, le FMI octroie des prêts à des pays qui sont confrontés à des difficultés financières. En contrepartie, ces pays emprunteurs s'engagent dans une série de réformes qui sont destinées à corriger les causes de ces difficultés économiques. C'est ce que l'on appelle les plans d'ajustement structurel. Son rôle a considérablement évolué ces trente dernières années. A son origine, les interventions du FMI devaient permettre de stabiliser les cours de chaque monnaie par rapport à l'or ou au dollar. Mais la disparition du système du change fixe en 1976 et, surtout, la montée de la crise de la dette des pays en développement au début des années 1980 se sont traduites par une redéfinition de ses fonctions. Dès lors, l'activité du FMI se concentre essentiellement sur la prévention et la gestion de crises financières, comme ce fut le cas au Mexique en 1982 ou en Asie en 1998. Plus récemment, le FMI avec la Banque mondiale participent au processus de désendettement des pays pauvres qui concentrent essentiellement des Etats africains. Aujourd'hui, le FMI est confronté à de multiples défis. D'une part, sa sphère d'influence a diminué en raison d'une conjoncture internationale plus favorable pour les pays en développement. D'autre part, son mode d'organisation et ses interventions font l'objet de critiques. Les pays en développement reprochent essentiellement le caractère unilatéral et parfois inadapté des plans d'ajustement structurel ainsi que la forte domination des puissances occidentales au sein de l'institution. Il existe, à titre d'exemple, un accord tacite qui stipule que la présidence du FMI doit revenir systématiquement à un Européen. Néanmoins, cette situation apparaît de moins en moins tenable et, pour permettre une meilleure représentation des pays en développement au sein de l'institution, il est fort à parier que le président actuel du FMI devrait être le dernier Européen pour une longue période.]]></description>
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            <title>Le Protectionnisme</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-protectionnisme/</link>
            <description><![CDATA[L'histoire du protectionnisme est indissociable de celle du commerce mondial. Depuis le début du 19ème siècle, avec l'abolition des lois sur les céréales en Angleterre, la tendance est à la libéralisation croissante des échanges internationaux et à l'émergence d'instances multilatérales destinées à les gérer. Nous entendons par libéralisation croissante du commerce international, en particulier l'abaissement des barrières tarifaires, c'est-à-dire la réduction des droits de douane et des quotas sur les importations. On peut distinguer deux grandes périodes dans l'histoire : de 1845 à 1945 et de 1945 à nos jours. De 1845 à 1945, les échanges internationaux sont dominés par les accords commerciaux bilatéraux, c'est-à-dire entre deux pays. De 1945 à nos jours, se généralisent les accords commerciaux multilatéraux et se mettent en place des structures multilatérales telles que le GATT et l'OMC. La période de 1845 à 1945 est très représentative du processus de libéralisation des échanges, qui est loin d'avoir été un long fleuve tranquille. En fait, cette période a été entrecoupée d'un long retour du protectionnisme, de 1879 à 1945, durant lequel se sont succédé les guerres, les représailles commerciales et les crises économiques, et seul le Royaume-Uni a alors maintenu une politique unilatérale de libre-échange. Citons, en particulier, la loi Hawley-Smoot de 1930 aux Etats-Unis qui a instauré le régime protectionniste le plus dur de toute l'histoire du commerce mondial. En 1945, les pays fondateurs du GATT ont souhaité mettre en place des règles pour le commerce international qui permettraient d'éviter le retour aux errements des années 1930, où la montée du protectionnisme avait conduit à la chute du commerce international et à l'aggravation de la crise économique. L'OMC qui a succédé au GATT est actuellement engagée dans la négociation dite de Doha. Celle-ci est au point mort, les intérêts des pays développés ne convergeant pas avec ceux des pays émergents. Pourtant tous ont à gagner une libéralisation complète des droits de douane agricoles, industriels ou sur les services. En particulier, les pays émergents s'acquittent des trois quarts des droits de douane industriels alors qu'ils ne sont à l'origine que d'un quart des échanges de ces produits.]]></description>
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            <title>Les avantages comparatifs</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/les-avantages-comparatifs/</link>
            <description><![CDATA[Le concept de l'avantage comparatif, formulé en 1817 par David Ricardo, est la théorie de base du commerce international. Contre les tentations protectionnistes de certains Etats, David Ricardo prône le libre-échange et la spécialisation des économies en fonction des avantages comparatifs. Selon lui, tout pays, même le plus désavantagé, aura intérêt à se spécialiser dans la production du bien pour lequel il a la plus forte productivité du travail, et donc le coût de production le plus faible. En pratique, l'Angleterre a mis en place ce principe au XIXème siècle au sein de l'empire britannique. L'Angleterre a sacrifié son agriculture, pourtant très productive, au profit de son industrie, notamment l'industrie du textile. Dans le même temps, l'Inde qui faisait partie de l'empire britannique et qui était le premier producteur mondial, a dû sacrifier son industrie textile. L'Inde avait bien un avantage comparatif dans le secteur agricole mais uniquement sur certains produits tropicaux tels que le thé. Dans les faits, ce sont les Etats-Unis qui, finalement, ont obtenu le rôle de grenier à grain de la Grande-Bretagne et non l'Inde qui a vu son industrie textile et son agriculture sacrifiées.Au XXème siècle, des économistes comme Hekscher et Ohlin ont essayé de développer la théorie de Ricardo, en intégrant le facteur capital. Selon la loi de l'offre et de la demande, tout ce qui est rare est cher, et tout ce qui est abondant est bon marché. Dans ces conditions, un pays qui a une main-d'œuvre abondante, et donc un coût du travail faible, aura tendance à se spécialiser dans la production de biens relativement intensifs en facteur travail, par exemple le textile en Chine. A contrario, un pays relativement riche en capital, par exemple l'ensemble des pays développés, aura tendance à se spécialiser dans les productions de biens relativement intensifs en facteur capital, type automobile. Finalement, on s'aperçoit que la théorie de Ricardo répond à une part très faible des échanges internationaux puisque, aujourd'hui, le commerce international est dit majoritairement intra-branche, c'est-à-dire qu'il repose sur les échanges de biens de même type mais différenciés par leur qualité. Par exemple, l'Allemagne exporte des voitures haute gamme, alors que la Chine exporte plutôt des voitures d'entrée de gamme. Finalement, on peut dire aussi que les avantages comparatifs ne sont pas figés et que tout pays, notamment les pays en développement, les pays émergents, grimpe l'échelle des avantages comparatifs au fur et à mesure du développement de leur économie. Par exemple, la Chine qui, aujourd'hui, exporte des produits textiles, des jouets ou du petit électronique, d'ici à quelques années exportera des produits à plus forte valeur ajoutée.]]></description>
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            <title>La Mondialisation</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-mondialisation/</link>
            <description><![CDATA[La mondialisation est la tendance à l'intégration croissante des économies au niveau mondial grâce à l'essor des flux commerciaux et financiers. Elle est le résultat de trois facteurs principaux : l'essor des investissements directs étrangers, la déréglementation de certains secteurs, notamment financiers et des télécommunications, et le progrès technologique, notamment dans le domaine informatique et des communications. On peut distinguer trois étapes principales dans le processus de mondialisation. Une première étape d'internationalisation des flux commerciaux qui a débuté à partir de la seconde moitié du 19ème siècle et qui a favorisé le développement des marchés et des logiques de spécialisations internationales. Une deuxième étape postérieure à la Seconde Guerre mondiale qui a vu l'essor des investissements directs étrangers et le développement de stratégies de délocalisations des firmes transnationales. Et enfin une troisième étape, dite de globalisation, avec un fort accroissement des flux commerciaux et financiers favorisé par le progrès technologique.La mondialisation est un facteur qui favorise la croissance des pays émergents car elle permet un accès plus facile aux marchés des capitaux. Pour les firmes, elle permet l'obtention de nouveaux débouchés, et la mondialisation est aussi un facteur de réduction de prix pour de nombreux biens. Cependant la mondialisation est aussi un facteur d'aggravation des crises comme on a pu le constater lors des années 1990 pour les pays asiatiques, notamment en raison de l'instabilité des flux de capitaux, des phénomènes de contagion propres aux crises financières et de l'absence de régulateur au niveau international. L'exposition de nombreux secteurs à la concurrence internationale est aussi un facteur de risque au niveau social et économique pour les pays qui sont exposés. Les Etats tentent de faire face aux conséquences négatives de la mondialisation à la fois par des mesures réglementaires, notamment pour limiter la volatilité des flux financiers avec l'exemple malaisien, et aussi par des accords internationaux notamment au niveau de l'OMC concernant la régulation des flux commerciaux.]]></description>
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            <title>Le risque vieillesse</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-risque-vieillesse/</link>
            <description><![CDATA[C'est l'Allemagne qui, la première en Europe, a introduit une protection sociale contre le risque vieillesse en 1889, sous l'impulsion du Chancelier Bismarck, dans la continuité des grandes lois sur l'Etat social initié en 1883-1884. En France, il faut attendre le plan français de Sécurité sociale de 1945 pour que soit créée la Caisse nationale d'Assurance Vieillesse des Travailleurs salariés.Qu'est-ce que le risque vieillesse concrètement ? A l'origine, il s'agit du risque, passé un certain âge, de ne pas pouvoir subvenir à ses besoins. Mais la définition a progressivement évolué et, aujourd'hui, on désigne par là surtout la socialisation d'un droit au repos qui intervient plus tôt et, comme parallèlement on a des gains d'espérance de vie, cela permet d'avoir une période du cycle de vie qui est la retraite, indépendamment même de la notion de risque.Mais quelles sont les institutions qu,i aujourd'hui, en France gèrent la protection contre le risque vieillesse ? On distingue trois piliers : d'une part, les régimes de base obligatoires ; d'autre part, les régimes complémentaires ; enfin, un troisième volet d'épargne individuelle ou collective qui vient compléter les deux autres.Alors la CNAV, la Caisse nationale d'Assurance Vieillesse, dont je parlais tout à l'heure, est le régime de base obligatoire qui couvre la plupart des salariés. Mais ce n'est pas le seul régime. En comptant simplement les régimes de base obligatoires et les régimes complémentaires obligatoires, on totalise trente-huit régimes, aujourd'hui, en France qui sont relativement hétérogènes. D'une part, ce qui concerne quand même l'essentiel des salariés, la CNAV et les régimes complémentaires obligatoires, ARRCO et AGIRC, mais parallèlement le régime des fonctionnaires, qui fait office à la fois de régime de base et de régime complémentaire, et une myriade de régimes parfois très restreints : celui de l'Opéra de Paris, par exemple, qui compte fort peu d'adhérents, ou les Mines,  ceux qu'on appelle les régimes spéciaux qui correspondent souvent aux grandes entreprises – la SNCF, la RATP –.Comment fonctionne le financement de ces différents régimes ? Très en amont de tout cela, on peut concevoir deux modes de financement des institutions chargées de la protection contre le risque vieillesse : un financement par répartition, un financement par capitalisation. La répartition fonctionne en instantané. Les cotisations qui étaient payées aujourd'hui par les actifs permettent de financer aujourd'hui les pensions des retraités. La capitalisation repose sur un horizon plus long où chacun, au cours de sa vie active, épargne des montants dont le fruit sert ensuite à financer sa retraite.La France, en 1945, a fait le choix d'un financement par répartition. Mais on voit bien qu'il est intrinsèquement lié à la pyramide des âges et au devenir démographique du pays. Or, aujourd'hui, la France connaît un moment de vieillissement de sa population de par les gains d'espérance de vie. Aujourd'hui, on compte quatre personnes de plus de soixante ans pour dix personnes de vingt à soixante ans, en 2040 on en comptera sept. Donc, on voit un ratio qui se dégrade et qui pose le problème du financement des retraites. Si on regarde simplement le déficit de la CNAV, puisque déficit il y a depuis 2005, il était, en 2005, de 1,8 milliard d'euros ; en 2006, il a continué à se creuser à 2,4 milliards d'euros ; en 2007, nous dit-on, il pourrait être de 4,7 milliards d'euros. Donc se pose un réel problème de financement des retraites qu'on a pu commencer à voir venir en vertu des projections démographiques dans les années 1980, qui a été assez rigoureusement évoqué par Michel Rocard dans son livre blanc de 1991, et qui a débouché sur une première réforme des retraites en 1993 impulsée par Balladur. Quels sont les principaux axes de la réforme Balladur ? Cette réforme, disons-le d'emblée, concerne essentiellement le régime général, donc les salariés du privé, pour qui elle se traduit par un passage de 37 ans et demi à 40 ans avant de pouvoir bénéficier d'une retraite au taux plein et pour qui le calcul de la retraite, alors qu'avant il dépendait des dix meilleures années, dépend progressivement des vingt-cinq meilleures années. Donc on prend davantage d'années en compte, ce qui se traduit par des retraites d'un montant moindre. Puis, enfin, les retraites sont indexées non plus sur les salaires mais sur le coût de la vie, donc connaissent une croissance plus lente. Malgré tout, la réforme Balladur de 1993 n'a pas suffi à assurer l'équilibre du régime général et surtout des pensions comprises dans leur totalité. Dès 2003, on assiste à une nouvelle réforme, dite réforme Fillon, qui elle se focalise davantage sur la fonction publique, qui va rejoindre progressivement le privé. En 2008, les fonctionnaires devront travailler quarante ans comme les salariés du privé avant de bénéficier d'une retraite au taux plein. Et puis, la réforme Fillon inscrit aussi dans la loi le principe d'une évolution de cette durée requise, à mesure que la population connaîtra des gains d'espérance de vie, de manière à stabiliser le rapport entre le nombre d'années passées en retraite et le nombre d'années en activité. C'est ainsi que progressivement, peut-être en 2020, la durée requise pourrait être de 42 ans, si l'on en croît les projections démographiques. En compensation, la réforme Fillon introduisait d'ailleurs un nouveau dispositif plus avantageux pour les salariés, qui leur permet de partir dès 56 ans pour ceux qui ont vraiment commencé à travailler jeunes, à quatorze ans, et qui ont connu des carrières très pleines. C'est d'ailleurs, sans doute, ce dispositif qui, dans les dernières années, à contribuer à alourdir le déficit de la CNAV. Aujourd'hui, rentrée 2007, de nouveau le dossier des retraites est sur la table, après le régime général en 1993, après la fonction publique en 2003, le gouvernement pose la question du devenir des régimes spéciaux qui pourrait s'harmoniser avec celui de la fonction publique.]]></description>
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            <title>Les mécanismes de redistribution</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/les-mecanismes-de-redistribution/</link>
            <description><![CDATA[La redistribution est un ensemble de mesures qui vise à assurer une plus grande répartition des richesses entre les individus. Ces mesures passent par des prélèvements obligatoires sur la richesse des ménages, sous forme d'impôts et de cotisations sociales, et par le versement de revenus de transfert tels que les allocations familiales, les indemnités chômage, les pensions de retraite ou encore le revenu minimum d'insertion. Donc, au total, le revenu disponible d'un ménage se mesure comme la somme de son revenu primaire et des prestations sociales qu'il a perçus dont on retranche les impôts et les cotisations sociales qu'il a versés.L'objet de la redistribution c'est de réduire les écarts de revenu qui existent entre les ménages. C'est vrai que, tout au long du vingtième siècle, les inégalités de revenu se sont réduites en France, mais on constate qu'elles existent toujours puisque, en 2004, on estimait qu'après prélèvements obligatoires et versements des prestations, 10% des ménages les plus pauvres ne percevaient que 3% du total des revenus, tandis que les 10% les plus riches percevaient près de 25% du total. Le système d'imposition qui sert au financement de la redistribution peut être conçu lui-même à des fins redistributives, notamment avec une logique d'imposition progressive. Un impôt est dit progressif lorsque le taux d'imposition augmente avec la base d'imposition. C'est le cas avec l'impôt sur le revenu. Plus le revenu d'un ménage est élevé, plus le taux d'imposition qui est appliqué est élevé, et donc plus les impôts versés par ce ménage au titre du revenu sont élevés. A l'inverse, avec un impôt non proportionnel, le taux est unique et ne dépend pas du niveau du revenu du ménage. C'est le cas, par exemple, avec la CSG ou la TVA. Avec ce type d'impôt, on n'aide pas à plus de redistribution, contrairement à un impôt proportionnel.Plusieurs arguments militent en faveur d'une politique de redistribution, puisque la redistribution permet d'élever la solvabilité des ménages, donc la consommation et donc la croissance économique. Elle permet plus de justice sociale, puisqu'elle permet de réduire les écarts de richesse entre les ménages. Elle permet, également, d'imposer une solidarité entre les agents et donc de parvenir à plus de cohésion sociale.Néanmoins, la redistribution peut avoir des effets néfastes. En effet, la charge que représentent les revenus de transfert est particulièrement lourde pour la société, puisqu'elle représente près de 29,5% du PIB en 2005. Cette charge repose principalement sur les revenus du travail, donc le risque est que si l'imposition est jugée beaucoup trop confiscatoire, beaucoup trop élevée relativement à ce qui peut être pratiqué dans d'autres pays, on peut assister à une expatriation fiscale des ménages les plus riches et des entreprises.]]></description>
            <guid>26</guid>
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            <title>Logique d'assurance et d'assistance</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/logique-d-assurance-et-d-assistance/</link>
            <description><![CDATA[L'assurance et l'assistance sont les deux principales techniques de la protection sociale. Celle-ci consiste en plusieurs dispositifs qui visent à assurer et aider les individus lorsqu'ils sont confrontés à des risques sociaux tels que la vieillesse, la maladie, les charges familiales, le chômage ou encore l'exclusion. Les trois quarts des prestations sont versés par les organismes de Sécurité sociale et le complément par l'Etat et les collectivités territoriales. Les logiques d'assurance et d'assistance se distinguent par leur mode de financement et par leur implication en termes de droit et de conditions d'accès. L'assurance sociale est financée par les cotisations sociales, patronales et salariales qui représentent à peu près 65 % des ressources totales de la protection sociale. C'est un système de protection qui s'inspire du modèle « bismarckien », c'est-à-dire que c'est un modèle qui repose sur un mécanisme de transfert de type contribution-rétribution. Les individus versent une cotisation qui est fonction de leur revenu et s'ouvrent le droit de percevoir une prestation lorsqu'ils se trouvent confrontés à un aléa. Cette logique d'assurance repose également sur un principe de mutualisation des risques, puisque tous les individus cotisent par exemple à la caisse d'assurance chômage. Or la probabilité que tous les individus perdent leur emploi est faible, ce qui permet de réduire le montant de la cotisation de chacun. L'assistance sociale, quant à elle, est financée par les impôts et des contributions publiques de l'Etat qui représentent à peu près 31 % des ressources totales de la protection sociale. C'est un système de protection qui s'inspire du modèle « beveridgien ». C'est un système qui repose sur l'idée que les agents n'ont pas à cotiser pour percevoir des prestations mais doivent remplir certaines conditions de ressources, c'est-à-dire doivent disposer de ressources inférieures à un plafond qui est fixé. Les bénéficiaires de l'assistance sociale sont ceux qui ne peuvent pas ou qui ne peuvent plus bénéficier de l'assurance. Par exemple, les chômeurs qui ont épuisé leur droit à l'assurance chômage ou bien ceux qui n'ont pas cotisé ou pas suffisamment cotisé à l'assurance chômage peuvent bénéficier du revenu minimum d'insertion s'ils sont âgés de plus de 25 ans et sous certaines conditions de ressources. Le système de protection sociale français fait coexister ces deux logiques : assistance et assurance. Mais on observe, depuis une quinzaine d'années, que la logique d'assistance tend à se développer. Deux évolutions en rendent compte. D'abord du côté des ressources de la protection sociale, même s'il reste prépondérant, le poids des cotisations sociales recule depuis 1990 à peu près. Certes en raison des exonérations sur les cotisations employeurs sur les bas salaires depuis 1993 mais, également, en raison d'une hausse du poids des ressources fiscales, notamment de la CSG. L'évolution du nombre de bénéficiaires des minimas sociaux témoigne également de la montée de la logique d'assistance puisqu'on recensait à la fin de l'année 2005 près de 3,5 millions bénéficiaires de l'un des neuf minimas sociaux, et notamment 1,3 million d'individus allocataires du RMI. Les difficultés rencontrées sur le marché du travail et le durcissement des conditions d'éligibilité à l'indemnisation du chômage ont notamment pu élever le nombre de bénéficiaires de l'allocation RMI qui a progressé de 35 % entre 1995 et 2005. Une seconde tendance est à relever : c'est l'assimilation abusive de la solidarité aux seules logiques non contributives. Or la solidarité n'est pas un instrument de protection sociale. C'est un principe que l'on retrouve aussi bien dans l'assistance que dans l'assurance. Cette tendance à repenser la protection sociale, et qui est perceptible dans les débats actuels sur la réforme des retraites, de l'assurance maladie ou de l'indemnisation chômage, présente deux risques. D'abord elle fait peser le risque de supprimer le principe de solidarité de l'assurance sociale en lui ôtant toute action redistributive. Le système de protection sociale serait alors organisé en deux piliers strictement distincts. Un premier pilier financé par l'impôt et qui assurerait des prestations minimales sous conditions de ressources et un second pilier qui fonctionnerait selon une logique purement contributive, assimilable à un système d'assurance privée, et qui alignerait les cotisations et les prestations au niveau de revenus et de risques des cotisants. Le second pilier perdrait toute sa dimension d'instrument de protection collective et pourrait, tout aussi bien, être géré par des opérateurs publics que par des opérateurs privés. Le second risque c'est de voir les inégalités de revenus s'accroître, puisque les plus pauvres n'auraient droit qu'à des prestations minimales garanties par la solidarité nationale, tandis que les autres pourraient s'assurer en fonction de leurs revenus et de leurs risques. Dès lors, penser que seule l'assistance repose sur un principe de solidarité fait peser le risque de faire perdre au système de protection sociale toute sa dimension de justice sociale et son objectif de cohésion sociale.]]></description>
            <guid>25</guid>
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            <title>Le financement des retraites en France</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-financement-des-retraites-en-france/</link>
            <description><![CDATA[La France, en 1945, a fait le choix d'un financement par répartition. Mais on voit bien qu'il est intrinsèquement lié à la pyramide des âges et au devenir démographique du pays. Or, aujourd'hui, la France connaît un moment de vieillissement de sa population de par les gains d'espérance de vie. Aujourd'hui, on compte quatre personnes de plus de soixante ans pour dix personnes de vingt à soixante ans, en 2040 on en comptera sept. Donc, on voit un ratio qui se dégrade et qui pose le problème du financement des retraites. Si on regarde simplement le déficit de la CNAV, puisque déficit il y a depuis 2005, il était, en 2005, de 1,8 milliard d'euros ; en 2006, il a continué à se creuser à 2,4 milliards d'euros ; en 2007, nous dit-on, il pourrait être de 4,7 milliards d'euros. Donc se pose un réel problème de financement des retraites qu'on a pu commencer à voir venir en vertu des projections démographiques dans les années 1980, qui a été assez rigoureusement évoqué par Michel Rocard dans son livre blanc de 1991, et qui a débouché sur une première réforme des retraites en 1993 impulsée par Balladur. Quels sont les principaux axes de la réforme Balladur ? Cette réforme, disons-le d'emblée, concerne essentiellement le régime général, donc les salariés du privé, pour qui elle se traduit par un passage de 37 ans et demi à 40 ans avant de pouvoir bénéficier d'une retraite au taux plein et pour qui le calcul de la retraite, alors qu'avant il dépendait des dix meilleures années, dépend progressivement des vingt-cinq meilleures années. Donc on prend davantage d'années en compte, ce qui se traduit par des retraites d'un montant moindre. Puis, enfin, les retraites sont indexées non plus sur les salaires mais sur le coût de la vie, donc connaissent une croissance plus lente. Malgré tout, la réforme Balladur de 1993 n'a pas suffi à assurer l'équilibre du régime général et surtout des pensions comprises dans leur totalité. Dès 2003, on assiste à une nouvelle réforme, dite réforme Fillon, qui elle se focalise davantage sur la fonction publique, qui va rejoindre progressivement le privé. En 2008, les fonctionnaires devront travailler quarante ans comme les salariés du privé avant de bénéficier d'une retraite au taux plein. Et puis, la réforme Fillon inscrit aussi dans la loi le principe d'une évolution de cette durée requise, à mesure que la population connaîtra des gains d'espérance de vie, de manière à stabiliser le rapport entre le nombre d'années passées en retraite et le nombre d'années en activité. C'est ainsi que progressivement, peut-être en 2020, la durée requise pourrait être de 42 ans, si l'on en croît les projections démographiques. En compensation, la réforme Fillon introduisait d'ailleurs un nouveau dispositif plus avantageux pour les salariés, qui leur permet de partir dès 56 ans pour ceux qui ont vraiment commencé à travailler jeunes, à quatorze ans, et qui ont connu des carrières très pleines. C'est d'ailleurs, sans doute, ce dispositif qui, dans les dernières années, à contribuer à alourdir le déficit de la CNAV. Aujourd'hui, rentrée 2007, de nouveau le dossier des retraites est sur la table, après le régime général en 1993, après la fonction publique en 2003, le gouvernement pose la question du devenir des régimes spéciaux qui pourrait s'harmoniser avec celui de la fonction publique.]]></description>
            <guid>24</guid>
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            <title>La crise de l'Etat Providence</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-crise-de-l-etat-providence/</link>
            <description><![CDATA[L'Etat providence rencontre aujourd'hui une crise. Le diagnostic en est posé, notamment, par Pierre Rosanvallon dans son ouvrage de 1981 où il pointe une triple crise, en réalité, de l'Etat providence, en disant qu'elle est à la fois financière mais, en même temps, crise d'efficacité et crise de légitimité. La crise financière tient à la fin de cette période qualifiée par Jean Fourastié de "trente glorieuses". Avec le ralentissement de la croissance, la montée du chômage, l'Etat providence se trouve financièrement bousculé, puisque le financement est assis sur le facteur travail à travers les cotisations. Parallèlement, on assiste à un phénomène démographique de vieillissement de la population qui induit mécaniquement des dépenses supérieures pour le risque vieillesse, pour la couverture de la maladie, et tous ces éléments viennent déséquilibrer les finances de l'Etat providence. En parallèle, Rosanvallon nous parle d'une crise d'efficacité dont le constat réside dans la montée du chômage, la persistance des inégalités et en même temps tout un ensemble de transformations sociales auxquelles l'Etat providence, tel qu'il avait été conçu en 1945, n'est pas forcément à même d'apporter les meilleures réponses. Et puis la crise de légitimité identifiée par Rosanvallon, un peu plus conceptuelle, un peu plus philosophique, mais bien réelle selon lui, tient à l'effritement des cadres collectifs de cohésion devant la montée d'un certain individualisme, dans un moment où les trajectoires d'emploi, notamment, sont moins homogènes, sont plus personnalisées et où donc le risque semble plus diffus et moins susceptible d'être pris en charge socialement. Face à ces différents éléments de crise, les politiques réfléchissent à des pistes de réformes naturellement mais, en particulier, en termes de financement de la protection sociale. Dès 1991, la contribution sociale généralisée a voulu asseoir ce financement sur une assiette différente des simples revenus du travail. La logique en est poursuivie avec la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), introduite en 1996. Et puis, en cette rentrée 2007, on voit de nouveau depuis l'été des réflexions impulsées par le nouveau président de la République qui a voulu réfléchir à une TVA sociale. Il semble que l'on n'en prenne pas le chemin. Mais le chantier du financement de la protection sociale est de nouveau, semble-t-il, aujourd'hui ouvert. Et donc on voit bien que l'Etat providence est pris dans des réformes en perpétuel devenir pour lesquelles, notamment, il est important de prendre en compte la montée aussi de nouveaux risques, le risque d'exclusion qui n'était pas ouvertement couvert par le plan français de 1945, le risque aussi de dépendance.]]></description>
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            <title>L'Etat Providence</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/l-etat-providence/</link>
            <description><![CDATA[C'est le député, Emile Ollivier, qui, en 1864, semble-t-il, parle pour la première fois d'Etat providence, en un sens un peu péjoratif parce qu'il voulait l'opposer aux solidarités traditionnelles (celles qui s'instaurent dans le cadre de la famille ou des communautés restreintes) qui avaient, à l'époque, sa préférence.Qu'entend-on exactement par Etat providence ? C'est, au sens large, la prise en charge, la couverture de certains aléas, au moins en partie, par la collectivité. Le cadre dans lequel se définit aujourd'hui l'Etat providence en France, c'est celui de la Sécurité sociale, instaurée en 1945 par les ordonnances de Pierre Laroque qui couvraient, d'abord, les charges inhérentes au risque vieillesse, à la maladie et à la famille. Ultérieurement, s'est ajoutée la prise en charge du chômage. Aujourd'hui, on peut aussi considérer l'Etat providence dans un sens encore un petit peu plus large, où à la Sécurité sociale s'ajoutent, dans le cadre des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion, les prestations qui peuvent être versées sous conditions de ressources, dont la plus emblématique est le Revenu Minimum d'Insertion (RMI), créé en 1988.]]></description>
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            <title>La dimension économique de l'exclusion</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-dimension-economique-de-l-exclusion/</link>
            <description><![CDATA[En France, on parle d'exclusion depuis à peu près les années 1960, mais le terme s'est imposé dans le débat public surtout depuis 1974 avec la parution du livre de René Lenoir intitulé précisément "les exclus". Depuis lors, le phénomène a gagné en importance avec la montée du chômage, mais parallèlement notre compréhension du phénomène de l'exclusion a elle-même progressé. Aujourd'hui, la compréhension que l'on a de l'exclusion tient beaucoup à ce qu'en dit Robert Castel, qui comprend l'exclusion non comme un état mais comme un processus. D'ailleurs, il parle plus volontiers de désaffiliation et caractérise l'exclusion comme l'intersection de deux dimensions. L'exclu c'est, d'une part, celui qui n'a pas de travail mais, d'autre part, c'est aussi celui qui souffre d'un isolement social et familial. Donc on a bien vraiment ces deux dimensions qui rentrent en résonance l'une avec l'autre pour caractériser ce qu'est l'exclusion. On le comprend, la dimension proprement économique n'est qu'une partie du mécanisme mais elle est extrêmement importante, et c'est l'analyse du marché du travail et de ses dysfonctionnements qui nous permet de pleinement comprendre comment certaines personnes arrivent dans cette situation de ruptures consécutives d'appartenance. J'ai dit l'analyse du marché du travail, mais on ferait mieux de parler des marchés du travail parce que justement le noeud de l'argumentation, c'est de comprendre que le marché du travail est dual. Il y a un dualisme et, notamment, l'article de Piore et Doeringer en 1971 nous permet de comprendre que coexistent pour chaque entreprise un marché interne et un marché externe. Dans le marché interne, on trouve les salariés qui bénéficient d'une relation stable avec l'entreprise. Lle marché externe, lui, regroupe des travailleurs qui vont être voués à des formes d'emplois plus atypiques, plus précaires, souvent à durée déterminée et qui vont se trouver progressivement dans la situation des travailleurs pauvres. Le phénomène est bien connu aux Etats-Unis (on parle de "Working poors"), où le marché du travail est extrêmement flexible et où le phénomène est donc assez fréquent. Mais il l'est également en France et, notamment, les travaux de Pierre Concialdi, chercheur à l'IRES, nous apprennent qu'en 2005 on comptait en France 1,2 à 3,5 millions de travailleurs pauvres, selon la définition retenue dans le détail, parmi lesquels environ 20 % d'indépendants (souvent dans le secteur agricole) et 80 % de salariés, souvent des salariés précaires ou faisant des allers-retours entre chômage, emploi et inactivité.]]></description>
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            <title>La mesure des inégalités</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-mesure-des-inegalites/</link>
            <description><![CDATA[La pauvreté est l'incapacité des individus à satisfaire leurs besoins essentiels. En septembre 2000, l'Assemblée générale des Nations-unies a adopté la déclaration du millénaire. 189 gouvernements ont décidé d'unir leurs efforts en matière de développement. Un des principaux objectifs est celui de réduire de moitié la pauvreté extrême entre 1990 et 2015. La pauvreté absolue regroupe l'ensemble des personnes qui ont un revenu inférieur à un certain seuil budgétaire convenu. Par exemple, actuellement 1 milliard de personnes sur 1/6e de la population vit avec moins d'1 dollar par jour. Néanmoins, être pauvre en France ou en Sierra Leone ne veut pas dire la même chose, puisque les normes de société sont différentes. C'est ainsi que l'on parle de notion de seuil de pauvreté relatif. En France, par exemple, ce seuil de pauvreté est fixé à 50% du revenu médian. Mais, au-delà de l'approche monétaire, l'ONU a voulu complexifier cette notion de pauvreté en intégrant non plus seulement le niveau de vie mais aussi les possibilités d'accéder aux soins ou les difficultés d'accéder aux services d'éducation. C'est ainsi que, depuis 1990, elle calcule l'IDH, l'indicateur de développement humain pour chaque pays qui classe les pays selon non plus seulement les conditions financières mais tout un ensemble d'informations concernant la précarité dans les pays. Pourquoi la pauvreté contraint la croissance économique ? Parce que, dans un pays pauvre et principalement dans les pays les moins avancés, l'épargne est faible, les ressources financières ont du mal à être mobilisées pour les investissements privés et publics, la pauvreté aussi se répercute sur les comptes budgétaires des Etats qui, la plupart du temps, mènent des stratégies de lutte contre la pauvreté. Ensuite, dans certains pays où la pauvreté est persistante, la population peut être un peu en colère et cela peut mener à des troubles sociaux et politiques. Donc où en est-on de la pauvreté ? Sept ans après la signature de ces objectifs du millénaire, l'ONU constate que l'extrême pauvreté a diminué dans le monde et, en particulier, en Asie. L'Afrique sub-saharienne pourrait, néanmoins, ne pas parvenir à atteindre les objectifs du millénaire, notamment en raison de la propagation du virus du sida, la difficulté à promouvoir l'égalité des sexes ou encore en raison des menaces qui pèsent sur les ressources en raison des changements climatiques.]]></description>
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            <title>La notion de pauvreté</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-notion-de-pauvrete/</link>
            <description><![CDATA[Les notions de pauvreté et d'inégalité sont très proches. Néanmoins, il ne suffit pas de calculer le produit intérieur brut par tête et le PIB par tête pour estimer la pauvreté. Prenons le cas du Brésil et de la Roumanie qui ont un PIB par tête en parité du pouvoir d'achat équivalent. Néanmoins, le Brésil compte beaucoup plus de pauvres, enfin un taux de pauvreté beaucoup plus important que celui de la Roumanie, notamment, en raison des inégalités de revenus et des conditions de vie. C'est la courbe de Lorenz qui permet d'estimer la répartition des revenus dans un pays en calculant le pourcentage des richesses détenues par une certaine part de la population. Le coefficient de Gini, qui est compris entre 0 et 1, résume cette concentration de revenus. 0 correspond à une société très égalitaire et 1 c'est une situation dans laquelle un individu concentre l'ensemble des richesses. Prenons, par exemple, le cas de la Chine pour parler des inégalités. Depuis quelques années, ce pays enregistre un boom économique. Néanmoins, parallèlement, on a une progression d'indices de Gini, ce qui signifie qu'il y a un creusement des inégalités internes en matière de revenus. Ceci signifie, autrement dit, que l'ensemble de la population, tous les pans de la société chinoise n'ont pas bénéficié de façon identique de la croissance économique. En France aussi, nous avons un changement de nature des inégalités et de la pauvreté. Cette inégalité, cette nouvelle pauvreté touche principalement les jeunes urbains qui souffrent, notamment, de la montée du chômage et des emplois de plus en plus précaires, ce qui fait que beaucoup de jeunes actuellement touchent un revenu inférieur au seuil de pauvreté français.]]></description>
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            <title>La Mobilité sociale</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-mobilite-sociale/</link>
            <description><![CDATA[Vous connaissez l'adage «  tel père tel fils », c'est aussi le titre d'un ouvrage du statisticien Claude Thélot, publié en 1982, dans lequel il essaye de cerner la problématique de la mobilité sociale. Qu'entend-on par là ? La mobilité sociale, c'est le degré de circulation des individus entre différentes positions de la hiérarchie sociale. On peut affiner cette notion en distinguant la mobilité intra-générationnelle de la mobilité intergénérationnelle. La mobilité intra-générationnelle, ce sera celle que connaîtra un individu donné au cours de sa vie, il sera appelé à connaître différente position. La mobilité intergénérationnelle va nous parler de l'indépendance entre ce que vit l'individu et la position qu'occupait un de ses parents. C'est cette deuxième notion qui cristalise le plus souvent l'intérêt – donc, celle de mobilité intergénérationnelle. Là encore, on peut de nouveau affiner un peu la définition en parlant de mobilité structurelle et de mobilité nette. La mobilité structurelle, c'est celle qui retrace l'évolution de la société, le fait par exemple qu'au fil des générations la société française compte moins d'agriculteurs, plus de cadres. Mécaniquement, ce changement de structure va se traduire par un certain degré de mobilité.La mobilité nette est une notion plus complexe, plus problématique, et surtout elle recèle davantage d'enjeux, parce que la mobilité nette c'est celle qui, très très précisément, va nous parler de l'indépendance entre ce que vit l'individu et la position d'un de ses parents, toutes choses égales par ailleurs. C'est là vraiment qu'est l'enjeu de la fluidité sociale. Concrètement, cela veut dire quoi ? Cette mobilité nette va nous permettre de savoir si on est dans une société de caste, où le devenir de chacun est figé, entièrement défini par sa naissance, ou dans une société méritocratique. L'institution au cœur de cette mobilité c'est l'école, qu'on qualifie, quelquefois, d'ascenseur social. Le constat que l'on fait, aujourd'hui encore, en France, qui est une société républicaine, réputée méritocratique, c'est celui d'un certain degré d'inertie des inégalités devant l'école au fil des générations. Alors, comment explique-t-on cela ?Sans rentrer dans les détails de cette question qui n'est pas tranchée mais qui est importante, parce que c'est un véritable enjeu de politique publique, l'on peut mentionner deux grandes analyses qui essayent d'expliquer cette inertie des inégalités devant l'école. La première que je voudrais citer, c'est celle de Raymond Boudon, dans son ouvrage de 1973 « L'inégalité des chances ». Raymond Boudon a une approche en termes « d'Homo economicus », s'attelant à préciser les choix des individus et de leurs familles devant la poursuite d'études, où ils mettent en avant un véritable calcul rationnel, où l'individu va pondérer le coût de la poursuite des études, le bénéfice qu'il en retire et le risque inhérent à cette poursuite d'études. Ce que montre Boudon, c'est que les individus sont très marqués par leur milieu d'origine et que, notamment, les gens issus de milieux populaires auront tendance à sous-estimer le bénéfice possible d'une poursuite d'études. C'était quelques mots sur l'analyse de Raymond Boudon. Puis une autre analyse connue de ces inégalités devant l'école, c'est celle que livre Pierre  Bourdieu, notamment dans son ouvrage de 1989 « La noblesse d'Etat », où il raisonne en termes de différents capitaux dont sont dotés les agents : en capital économique, capital culturel, capital social. Ce qu'il nous montre, c'est que l'école fonctionne comme instance de légitimation pour des individus qui, d'avance, sont dotés dans ces capitaux et, notamment, dans le capital culturel.]]></description>
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            <title>Flexsécurité</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/flexsecurite/</link>
            <description><![CDATA[Tout dépend de la manière dont cette flexsécurité vient affecter le coût de l'emploi. Parce qu'il est bien évident qu'à partir du moment où on enlève les désincitations à l'embauche on va vers plus d'emplois. La caractéristique de la flexsécurité, ce n'est pas seulement la flexibilité, c'est aussi la sécurité, c'est-à-dire l'indemnisation du chômage correcte, d'une part, et, d'autre part, l'accompagnement des chômeurs dans leur recherche d'emploi. Si ce deuxième volet devient extrêmement coûteux et si son coût vient peser sur le travail, bien entendu on aura peut être pas tout à fait les mêmes effets, mais de toute façon ce coût il faut le financer. Le problème est de savoir si on va le financer par des moyens qui sont des désincitations au travail ou si on le finance autrement. Pour dire les choses d'une autre façon, l'impôt général est une chose, que ce soit l'impôt à la consommation, l'impôt sur le revenu, faire payer par des cotisations sociales supplémentaires sur le coût du travail est autre chose. Bien entendu, cela serait désincitatif, on perdrait d'un côté ce qu'on a gagné de l'autre.]]></description>
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            <title>Le chômage</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-chomage/</link>
            <description><![CDATA[Pour comprendre ses conceptions, il faut partir d'autres définitions. D'abord celle de la population active, qui représente le total du nombre de gens qui ont effectivement un emploi et du nombre de gens qui sont au chômage. En ce qui concerne le chômage, nous avons deux définitions : les inscrits auprès de l'ANPE (1 900 000 à peu près mi-2007) et les chômeurs dits « au sens du BIT » (Bureau international du Travail). Cette mesure découle d'une enquête qui est harmonisée et qui permet des comparaisons internationales (2 200 000 mi-2007). Il s'agit de gens qui sont disponibles pour prendre un emploi tout de suite et, deuxièmement, qui cherchent effectivement un emploi. Le chômage, cela dit, ne permet pas de tout mesurer en matière d'inactivité. Par exemple, en France, à l'heure actuelle, nous avons un taux d'activité, c'est-à-dire le ratio de la population active à la population en âge de travailler, d'environ 70%. Cela veut dire que 30% des gens ne sont ni chômeurs ni n'ont d'emploi et donc ils sont inactifs. Cette inactivité est fortement présente chez les moins de 25 ans et chez les plus de 55 ans.Philippe d'Arvisenet]]></description>
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            <title>Le coût du travail</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-cout-du-travail/</link>
            <description><![CDATA[Dans le coût du travail, vous trouvez à la fois le salaire et, également, les cotisations sociales. Le salaire est lui-même divisé en salaire brut et en salaire net. La différence entre le salaire brut et le salaire net ce sont les cotisations sociales qui sont payées par l'employé. Entre le salaire brut et le coût du travail, vous trouvez les cotisations sociales employeurs. Cet ensemble de cotisations sert à financer un certain nombre de régimes sociaux, qui sont principalement l'indemnisation du chômage, les allocations familiales, les dépenses de santé et, enfin, les retraites. Les régimes sociaux existent partout et si jamais leur fonctionnement n'était pas financé par des cotisations sociales, il devrait l'être autrement. Soit par un versement direct du salarié, soit par des impôts, ce qui voudrait dire que les salaires seraient plus élevés, les cotisations sociales plus faibles. Il n'est pas évident que le coût du travail soit, au total, très différent. Le coût du travail en Chine est très inférieur à ce qu'il est dans les pays de l'OCDE. Si l'on prend comme référence des pays comme l'Allemagne, la France, les Etats-Unis d'un côté et la Chine de l'autre, on a un écart au niveau des salaires qui va de 1 à 20. Pour dire les choses autrement, 10 euros de salaire horaire ici c'est ½ euro de salaire horaire en Chine. Cela n'épuise pas le sujet du coût du travail puisqu'il y a bien d'autres choses qui rentrent dans le coût d'un produit qu'on fabrique à partir du travail, notamment les gains de productivité. Le niveau de productivité en Chine est très inférieur à ce qu'il est dans des pays comme la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne. Il y a un écart de 1 à 3, grosso modo, entre ces niveaux de productivité, ce qui vient relativiser énormément le coût du travail, et là on passe d'un écart de 1 à 20, selon la manière dont on voit les choses, à un écart qui est plutôt de 1 à 6 ou 1 à 7. Cette différence de niveau de productivité entre des pays comme la Chine et des pays disons technologiquement plus avancés tient au fait qu'il y a d'abord des choix de production. On fabrique chez les premiers, puisque la main-d'œuvre y est abondante, des produits qui utilisent beaucoup de main-d'œuvre, et donc on ne fait pas, du même coup, des investissements technologiques destinés à renforcer la productivité puisque la main-d'œuvre n'est pas chère. Un deuxième facteur qui tend à peser sur ce niveau de productivité, c'est le fait qu'on rencontre un certain nombre de problèmes dans la production elle-même. Par exemple, il y a des interruptions dans des approvisionnements en énergie, il y a des goulots d'étranglement dans des transports, dans l'acheminement des fournitures dont on a besoin, etc. Tout ceci, naturellement, n'est pas favorable à un niveau de productivité très élevé. Enfin, il faut tirer une conclusion de tout cela, comme disait Lénine. Que faire ? Il faut choisir les gammes de production ou même, à la limite, les secteurs de production dans lesquels il faut se spécialiser, ceux dans lesquels on pourra continuer de dégager un chiffre d'affaires confortable, avec un coût du travail élevé. On ne peut pas rabaisser le coût du travail pour revenir au niveau de la Chine, c'est impensable. Donc, il faut choisir des produits, des productions, des catégories de biens pour lesquels il y a une demande peu sensible aussi aux prix. Quels sont ces produits ? Ce sont des produits qui sont à forte valeur ajoutée, qui utilisent de la main-d'œuvre qualifiée et du capital technologiquement avancé. Ce sont des produits qui ont une image de marque, de qualité, qui rend la sensibilité des demandeurs, des consommateurs aux prix beaucoup moins élevée.]]></description>
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        <item>
            <title>Les formes de l'emploi non salarié</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/les-formes-de-l-emploi-non-salarie/</link>
            <description><![CDATA[Le statut d'emploi non salarié se définit par rapport au statut d'emploi salarié, c'est-à-dire que cela concerne l'ensemble de la population active. L'emploi non salarié regroupe les employeurs et les indépendants.Aujourd'hui, c'est intéressant de voir en quoi cette forme d'emploi non salarié est porteuse peut-être d'avenir pour l'emploi, par exemple en France, où le taux de chômage reste relativement élevé.On peut penser que l'emploi non salarié pourrait être une forme de sortie du chômage de plus ou moins longue durée pour des personnes qui désirent être plus autonomes et qui souhaitent aussi rééquilibrer leur vie professionnelle et leur vie personnelle. En définitive, ce n'est pas exactement ce que l'on voit, parce que les tendances ne sont pas particulièrement à la hausse, l'emploi non salarié ne représente que 11% de l'emploi total en France. Malgré tout, avec le développement des nouvelles technologies, de l'informatique, d'Internet, de l'ADSL et des mentalités, le fait que l'emploi à distance soit de plus en plus favorisé par les entreprises, mais souvent en fait pour leurs employés, plus que pour embaucher pour des missions ponctuelles des travailleurs indépendants. Ces évolutions devraient amener, effectivement, à un développement plus ou moins rapide mais relativement limité de l'emploi non salarié. Alors, quels sont les secteurs les plus importants, les plus touchés ? Ce sont surtout les secteurs de services aux entreprises et de conseils. On voit l'emploi non salarié se développer dans l'information, la communication, le marketing, la traduction, la rédaction, le dessin … Ce genre de métier est lié directement aux services que l'on peut rendre de chez soi à une entreprise.]]></description>
            <guid>14</guid>
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            <title>Flexibilité et emploi</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/flexibilite-et-emploi/</link>
            <description><![CDATA[Ce problème ne s'est pas toujours posé. Les rigidités dont on parle beaucoup aujourd'hui, qui sont le contraire de la flexibilité, nous avons très bien vécu avec au cours de ce que l'on appelle "les trente glorieuses". Ce qui s'est passé plus récemment, c'est qu'il y a eu un certain nombre d'à-coups conjoncturels, notamment dans les années 1970, suite au fameux choc pétrolier, et ensuite également,nous avons vu des transformations technologiques rapides avec l'introduction de l'informatique et des télécommunications qui a suscité des besoins en qualification de main-d'œuvre très différents de ce que l'on avait auparavant. De la même manière, les structures de la demande ont beaucoup bougé, les économies se sont plus ouvertes et donc il a fallu faire passer de la main-d'oeuvre de certaines catégories de secteurs, d'entreprises, d'activités, vers d'autres. Il est bien évident que, dans ces conditions, plus de souplesse était nécessaire puisqu'il devenait plus difficile de faire le même métier toute sa vie  au même endroit et dans le même secteur. Et donc, ces rigidités qu'on associe souvent au contrat de travail normal à durée indéterminée ont commencé à poser problème avec toutes ces modifications globales qui ont touché toutes les grandes économies. Pour pallier les conséquences de ces rigidités, qui étaient à la fois la difficulté de transférer du travail d'un secteur vers l'autre, etc. mais qui jouaient également contre l'incitation à la création d'emplois sont apparues par la porte de derrière, et sont apparues ainsi de nouvelles formes de travail qui ont introduit de la flexibilité. Ces nouvelles formes de travail, que l'on appelle parfois atypiques, sont-elles encore atypiques ?, Je n'en sais rien, parce qu'on les utilise tout de même de manière importante, recours à l'intérim qui s'est développé, et également lu recours au contrat à durée déterminée. Bien entendu, on a eu l'introduction d'une flexibilité qui s'est concentrée sur une partie de la population de manière récurrente, c'est-à-dire que l'on va passer d'un contrat à durée déterminée à l'autre, alors que ceux qui bénéficient d'un contrat à durée indéterminée continuent à en bénéficier avec toujours le même effet pervers qui est la désincitation à l'embauche, compte tenu, notamment, des contraintes légales qui accompagnent ce type de contrat.]]></description>
            <guid>13</guid>
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            <title>Progrès technique et emploi</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/progres-technique-et-emploi/</link>
            <description><![CDATA[Le progrès technique peut prendre des formes très différentes. Mais, schématiquement, on considère qu'il va consister soit en l'invention de nouveaux biens, de meilleure qualité que ceux qui existaient auparavant, ou alors de nouveaux procédés de fabrication ou modes d'organisation de la production, plus efficaces au sens où ils utiliseront moins de facteurs de production.Alors, l'influence du progrès technique sur l'emploi, au niveau microéconomique, c'est un peu au cas par cas. Par moment, il peut réduire la demande de travail, par exemple lorsqu'on automatise une chaîne de production dans une usine, ou alors il peut, au contraire, accroître la productivité du travail, par exemple quand on remplace la charrue par un tracteur.Au niveau macroéconomique et dans le long terme, on observe, toutefois, que le progrès technique a tendance à accroître, d'une part, la productivité du travail, c'est-à-dire la quantité produite par travailleur et, d'autre part, l'intensité capitalistique, c'est-à-dire la quantité de capital immobilisée pour la production et utilisée. En étant plus rapide dans certains secteurs que dans d'autres, le progrès technique joue un rôle très important dans la réallocation des emplois d'un secteur vers un autre. Par exemple, dans les vingt-cinq dernières années, dans l'industrie, la productivité du travail a augmenté de plus de 128%. Cela s'est traduit par une réallocation massive des emplois depuis l'industrie vers le secteur des services où la valeur ajoutée a crû de plus de 80% mais où l'accroissement de la productivité du travail et les progrès techniques ont été beaucoup plus faibles, de l'ordre de 16%. Cette réallocation se fait sur longue période, mais elle est souvent longue et difficile, notamment parce que les emplois sont créés à certains endroits et détruits à d'autres et que ces nouveaux emplois requièrent des compétences différentes.Globalement, le progrès technique a tendance à modifier le type d'emploi demandé et les compétences requises, et on observe, en fait, qu'il a tendance à accroître la demande d'emplois qualifiés et les rémunérations de l'emploi qualifié au détriment de l'emploi moins qualifié. Il doit s'accompagner d'un accroissement et d'une adaptation des compétences de la population active et des qualifications. Il peut être source de chômage pour les populations peu qualifiées et donc doit s'accompagner de politiques spécifiques.]]></description>
            <guid>12</guid>
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            <title>Nouvelles technologies et gains de productivité</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/nouvelles-technologies-et-gains-de-productivite/</link>
            <description><![CDATA[Commençons par définir ce que sont les gains de productivité. La productivité, dans sa définition la plus fréquemment retenue, relative au travail, rapporte la quantité de produits à celle du travail utilisé durant le processus de production. Mais, même à ce niveau de définition relativement simple, les difficultés de mesure ne manquent pas : productivité du travail par tête, productivité du travail horaire. Et ces différences ne sont pas neutres dès lors que l'on veut comparer les performances en matière de productivité des Etats-Unis et de l'Europe. En outre, on peut étendre la notion de productivité à d'autres facteurs de production que le travail, au capital, ou aux matières premières par exemple. Au total, ce qui va compter, c'est la quantité de richesse produite par par unité, et donc également la productivité de la combinaison du travail avec celle du capital dans un processus de production donné.L'augmentation de la productivité est un bon proxy de la réduction des coûts de production et, en ce sens, constitue une bonne mesure du progrès technique. En effet, celui-ci est souvent considéré comme permettant de une réduction des coûts de production par une meilleure allocation des ressources, soit d'une baisse du prix réel des facteur, par exemple.Voilà qui nous amène aux avantages procurés par les gains de productivité. A moyen terme, il est généralement admis que la hausse des gains de productivité est une condition nécessaire, si ce n'est suffisante de l'augmentation des revenus par tête, de la croissance et, plus généralement, du bien-être collectif et individuel. Ainsi, durant la deuxième moitié des années 1990, les Etats-Unis ont connu une progression du PIB par tête beaucoup plus importante qu'au Japon et en Europe, et plus généralement que dans le reste de l'OCDE. De nombreux travaux attribuent cette forte progression du PIB par tête aux Etats-Unis à un bond des gains de productivité. Ceux-ci ont renoué à cette époque avec le rythme de progression  enregistré au cours des décennies dites « d'or », celles des années cinquante et soixante.Il convient, maintenant, de s'interroger sur les sources des gains de productivité. On dénombre trois facteurs : l'augmentation de l'intensité capitalistique, celle de la qualité du travail et enfin la progression de la  productivité totale des facteurs.L'augmentation de l'intensité capitalistique (capital deepening) est l'augmentation du capital physique par heure travaillée, ou l'amélioration de la qualité de ce capital. Le second facteur décrit l'évolution de la compétence des employés. On pense, en particulier, à la formation. Enfin, on regroupe, derrière le terme un peu barbare de productivité totale des facteurs, le progrès technique non incorporé dans les facteurs de production, c'est-à-dire ce qui ne peut être expliqué leur seule augmentation. Je citerai les rendements d'échelle, une meilleure allocation des ressources, l'organisation du travail, l'effet de rattrapage…Les effets favorables sur la production et la productivité du travail des techniques d'information et de la communication passent par trois canaux. L'accélération de la productivité chez les producteurs de TIC et l'augmentation de leur part dans la valeur ajoutée totale, ensuite la substitution du capital TIC au capital et au travail, ce qui provoque une augmentation de la productivité du travail et, enfin, les effets sur la productivité totale des facteurs de l'investissement dans les TIC.La progression des gains de productivité est une condition nécessaire, comme nous l'avons vu, de l'augmentation de la croissance, de l'augmentation du bien-être, mais ce n'est pas une condition suffisante. J'en veux pour exemple la période qui nous amène jusqu'à à la moitié des années 1990 où la productivité du travail dans la zone euro, et dans l'Europe continentale en général, s'est rapprochée de celle des Etats-Unis sans que la progression du PIB par tête ne connaisse la même évolution. Il semble que les réglementations moins flexibles sur les marchés du travail et des produits soient à l'origine du manque de performance de l'Europe continentale durant cette période.]]></description>
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            <title>Le partage de la valeur ajoutée</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-partage-de-la-valeur-ajoutee/</link>
            <description><![CDATA[La valeur ajoutée c'est la richesse créée par l'entreprise, c'est la production moins toutes les consommations qui ont servi à réaliser cette production. Cette valeur ajoutée sert à rémunérer les acteurs qui ont participé à la production, à savoir les salariés qui touchent des salaires, l'Etat et les collectivités locales qui collectent des impôts, et l'entreprise qui perçoit un revenu. En moyenne, sur longue période, cette valeur ajoutée se répartit de la manière suivante : les salaires composent 67 % de la valeur ajoutée, les revenus de l'entreprise 29 % et les revenus de l'Etat 4 %. Dans ces 67 % qui reviennent aux salariés, on compte les charges et les cotisations sociales qui sont payées par l'entreprise et les salariés mais qui donnent droit à des prestations d'assurance chômage, santé et retraite, lesquelles peuvent être assimilées à des formes de rémunération et sont donc assimilées aux salaires. Les 29 % qui reviennent à l'entreprise ne constituent pas réellement des profits mais un revenu avec lequel l'entreprise doit payer ses charges financières et fiscales. Dans les charges financières, il y a par exemple les intérêts qu'elle reverse à la banque ou les dividendes qu'elle reverse à ses actionnaires. Dans les charges fiscales, il y a entre autre l'impôt sur les sociétés. Quand on a retiré toutes ces charges financières et fiscales, il reste 15 % de la valeur ajoutée à l'entreprise, qu'elle va pouvoir utiliser pour investir ou pour rembourser ses dettes. Ce rapport entre salaires et revenus d'entreprise n'est pas fixe dans le temps. Ainsi dans les années 1970, après le choc pétrolier de 1973 où l'inflation et les salaires continuaient à augmenter alors que la production ralentissait, la part des salaires s'est sensiblement accrue, dépassant les 70 %. Ces déséquilibres ont été progressivement corrigés pendant les années 1980. Depuis les années 1990, ce partage est revenu à ses valeurs moyennes de longue période. Quels sont les acteurs qui interfèrent dans le partage de cette valeur ajoutée ? Bien évidemment, il y a les partenaires sociaux qui, chaque année, se réunissent pour des négociations salariales, au cours desquelles les syndicats vont demander des augmentations de salaires pour préserver ou accroître le pouvoir d'achat des salariés, tandis que les entreprises vont essayer de freiner ces augmentations de salaire pour préserver leurs marges. L'Etat peut également intervenir dans cette situation pour rééquilibrer la conjoncture, en favorisant, par exemple, une politique de soutien de la demande, en allégeant la fiscalité sur les ménages pour accélérer l'augmentation du pouvoir d'achat de ces derniers afin d'enclencher un cercle vertueux où la hausse de la consommation débouche sur celle de la production qui, elle-même, permet une redistribution de revenus qui alimentera la consommation, etc. D'un autre côté, l'Etat peut favoriser un soutien de l'offre, en allégeant la fiscalité des entreprises qui pourront bénéficier de cette opportunité pour investir ou créer des emplois.]]></description>
            <guid>10</guid>
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            <title>L'investissement immatériel</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/l-investissement-immateriel/</link>
            <description><![CDATA[L'investissement immatériel est l'ensemble des dépenses lié à l'innovation principalement la recherche et le développement, à la formation des salariés, à l'acquisition de logiciels, au marketing, à la publicité, au développement de l'activité commercial avec notamment le développement d'un réseau de point de vente. Pour une entreprise, l'investissement immatériel permet d'améliorer la compétitivité non liée aux prix notamment l'image de marque où la qualité est un facteur important d'augmentation de la rentabilité de l'entreprise. Plus généralement au niveau d'une économie, l'investissement immatériel est un signe important du degré d'avancement d'une économie et contribue fortement aux exportations et à la croissance économique d'un pays. Pour la France sur les 20 dernières années, les investissements immatériels ont progressé plus rapidement que les investissements matériels. Ces investissements immatériels représentent environ la moitié des dépenses d'investissements matériels et plus précisément toujours dans le cas de la France les dépenses de formation des salariés d'acquisition de logiciels et de marketing ont progressé plus rapidement que les dépenses de recherche et de développement.]]></description>
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            <title>Le capital humain</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-capital-humain/</link>
            <description><![CDATA[Le capital humain joue un rôle clé dans le processus de croissance des économies. En effet, pour produire, une économie utilise un certain nombre d'éléments qu'on appelle des facteurs de production. On distingue traditionnellement deux types de facteurs. D'une part, le capital physique qui regroupe les machines et équipements, la terre, l'énergie. D'autre part, le facteur travail. La croissance d'une économie dépend de l'accroissement de la quantité de ces facteurs de production (nombre de travailleurs, nombre de machines et équipements) mais aussi bien sûr de l'accroissement de l'efficacité avec laquelle ces facteurs sont utilisés dans le processus de production qui est appréhendée à travers le concept de productivité totale des facteurs. En retour, cette productivité totale des facteurs est affectée par la qualité des facteurs de production : qualité du capital physique, bien sûr, dans la mesure où une machine neuve incorporant les dernières innovations technologiques produit évidemment davantage et plus rapidement qu'une machine usée et obsolète, mais aussi qualité du facteur travail qui est précisément ce qu'on appréhende à travers le concept de capital humain. Ce capital humain dépend du niveau d'éducation moyen de l'ensemble des travailleurs, de leurs conditions de santé mais aussi de l'expérience qu'ils ont pu acquérir au fil de leur vie professionnelle et il affecte de manière extrêmement importante l'accroissement de la productivité totale des facteurs et le processus de croissance des économies. Tout d'abord, de manière évidente parce qu'un travailleur hautement qualifié et en bonne santé produit davantage et plus rapidement avec un même équipement et dans un même laps de temps qu'un travailleur malade et analphabète et, d'autre part, parce qu'un travailleur hautement qualifié est davantage apte à créer de nouvelles technologies, à innover, ou à assimiler celles qui ont été créées ailleurs. Cela en retour augmente la qualité du capital physique dont on a parlé précédemment et accroît la productivité totale des facteurs.Il est donc essentiel pour les différents Etats d'investir dans les politiques d'éducation et de santé. Le faible niveau de capital humain qui prévaut par exemple dans les pays émergents d'Afrique ou d'Amérique latine (taux d'analphabétisme élevés, durées moyennes de scolarisation faibles, espérances de vie limitées est l'un des facteurs invoqués pour expliquer la médiocrité de leurs performances relatives.]]></description>
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            <title>Le rôle des infrastructures dans la croissance</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-role-des-infrastructures-dans-la-croissance/</link>
            <description><![CDATA[En économie, lorsqu'on parle des infrastructures, on parle souvent de réseaux. Il s'agit de réseaux d'électricité, d'eau potable, d'eau d'irrigation, de télécommunication, de chemins de fer, etc. Mais qu'apportent ces réseaux au développement économique ? Prenons un exemple simple d'une laiterie à côté de laquelle va se construire une autoroute. Qu'est-ce que l'autoroute peut lui apporter au niveau microéconomique ? Tout d'abord, la laiterie va pouvoir désormais acheminer ses produits vers ses clients plus rapidement, en utilisant moins d'heures de travail et en réalisant ainsi des gains de productivité. Cela lui permet de diminuer ses coûts et donc de devenir plus compétitive.Ensuite, la nouvelle autoroute va permettre aussi à la laiterie, qui produit des produits frais et donc périssables, d'accéder à des marchés qui sont situés plus loin et donc d'avoir probablement de nouvelles perspectives de développement. Est-ce que l'impact de l'autoroute se limite à cette seule laiterie ? Non, parce que l'autoroute aura aussi un impact sur les autres agents économiques. On peut supposer qu'elle va favoriser le développement du tourisme, qu'elle pourra faire venir de nouvelles entreprises dans la région qui seront créatrices d'emplois. Mais, cependant, ces effets peuvent être aussi négatifs, car les riverains peuvent être opposés à un bruit supplémentaire qu'elle apporte, et les commerçants de la ville défavorisés, parce qu'un certain nombre de commerces vont certainement s'installer dans la banlieue à proximité. C'est ainsi qu'on dit que les infrastructures sont à l'origine des externalités qui sont souvent positives mais peuvent être aussi négatives, et c'est ainsi qu'il existe une différence fondamentale entre les infrastructures et les autres biens économiques.Le développement des infrastructures est également influencé par la croissance économique, car les projets infrastructurels sont souvent des projets de grande envergure qui demandent des financements à long terme. Il est évident que le pays riche, qui a une épargne plus abondante, qui a une meilleure visibilité à long terme et un meilleur accès à des financements publics ou privés, est en meilleure position pour assurer le développement de ces infrastructures qu'un pays en voie de développement. C'est ainsi que les projets infrastructurels prennent de plus en plus de place dans les programmes de développement dans des institutions comme la Banque mondiale, la BERD ou la Banque asiatique de Développement. Du fait de présence d'externalité, le secteur privé ne peut pas assurer, à lui seul, le financement et la mise en œuvre des projets infrastructurels, car il est tout simplement très difficile d'établir la liste des bénéficiaires des infrastructures et donc la liste des gens qui devraient les payer. L'Etat est donc présent en tant que source de financement mais aussi en tant qu'une institution veillant aux respects des intérêts collectifs, car, comme on a pu le voir dans l'autre exemple, les intérêts individuels ou locaux peuvent s'opposer à un bénéfice collectif pour l'économie.]]></description>
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            <title>Les investissements en R&amp;D</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/les-investissements-en-r-d/</link>
            <description><![CDATA[Il y a trois catégories de recherche-développement : la recherche fondamentale qui vise à acquérir des connaissances nouvelles, sans une implication pour un produit quelconque à trouver ; la recherche appliquée, toujours acquisition des connaissances nouvelles mais dans l'objectif de trouver des débouchés en termes de produits ; et puis il y a la recherche expérimentale qui, elle, à partir des connaissances existantes, recherche une implication directe en termes de nouvelles technologies, de nouveaux produits, de nouveaux matériaux.C'est cette recherche expérimentale qui est essentielle pour un pays, tant du point de vue de sa compétitivité, de la production et de la productivité des produits nouveaux, créés, que, en fait, vis-à-vis du développement et des défis économiques majeurs que doit relever l'économie. Au Japon, c'est flagrant. Au Japon, le défi économique majeur c'est le vieillissement démographique de la population. On a un investissement en recherche-développement qui vise, en fait, à pallier ce vieillissement démographique qui va réduire la main-d'œuvre, réduire la population et aussi amener à devoir s'occuper d'une masse de personnes de plus en plus vieillissantes.On voit que, dans plusieurs secteurs, la recherche-développement est très intense, dans le secteur de la santé, bien sûr ; dans le secteur de la robotique pour remplacer la population active qui va se réduire et qui commence déjà à se réduire ; et puis aussi dans tout ce qui est nanotechnologie et biotechnologie. Le Japon se place en investissements recherche-développement parmi les premiers pays de l'OCDE avec 3% de dépenses en recherche-investissement rapportés au PIB, ce qui est vraiment important. Le secteur privé, en fait les entreprises, se taille la part du lion. C'est à peu près 80% des dépenses en recherche-développement qui sont faites par les entreprises du secteur privé. Par exemple à comparer avec les Etats-Unis : les Etats-Unis, c'est plus le secteur de la défense et avec ses liens particuliers avec le secteur public qui est le principal investisseur en recherche-développement. Ces investissements en recherche-développement ont des conséquences sur la balance des paiements courants, c'est-à-dire qu'avec la création de nouveaux produits extrêmement compétitifs la balance des paiements courants est en excédent (ces produits se vendent très bien à l'étranger, c'est le cas du Japon). Cela a aussi une conséquence sur la balance des services techniques, c'est-à-dire que l'on voit que, depuis trois ans, le Japon est en excédent sur ce qui est royalties et droits de propriétés intellectuelles. En même temps, quand on a un pays qui investit autant pour faire face à un défi majeur économique, c'est une sorte de laboratoire d'essai pour le reste du monde, particulièrement pour l'Europe et pour les Etats-Unis qui, eux aussi, vont vieillir, qui eux aussi vont devoir faire face à ce genre de problème.]]></description>
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            <title>Le PIB</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-pib/</link>
            <description><![CDATA[Le PIB, ou produit intérieur brut, est la somme des biens et des services obtenue, dans un territoire donné, par l'utilisation des facteurs de production qui sont situés dans ce territoire, quelle que soit la nationalité de leur détenteur et  la nationalité de l'acquéreur de cette production.On peut mesurer le PIB de trois manières différentes qui sont équivalentes :Tout d'abord, le PIB est la somme des valeurs ajoutées, de la TVA et des droits de douane, où la valeur ajoutée mesure l'augmentation de la valeur des biens au cours du processus de production.Le PIB est aussi la somme des revenus distribués lors du processus de production, en particulier, le revenu des salariés et le profit des entreprises résidentes.Enfin, le PIB est la somme de l'ensemble des dépenses des différents agents économiques : la consommation et l'investissement en logements des ménages, l'investissement productif et les variations de stocks des entreprises, les dépenses de l'Etat et les exportations, constituées par la demande en provenance du reste du monde.A ce niveau se pose le problème des importations qui représentent l'ensemble des biens qui sont produits à l'étranger mais utilisées sur le territoire national. Il convient de déduire de chacun des éléments de la demande sa part importé, c'est-à-dire celle  satisfaite par l'extérieur ou, plus simplement, de soustraire l'ensemble des importations. On obtient alors l'équation bien connue qui définit le PIB comme étant la somme de la consommation et l'investissement en logements des ménages,, de l'investissement productif  et des variations de stocks des entreprises, des dépenses de l'Etat ,et ,enfin, du solde extérieur net, c'est-à-dire la différence entre les exportations et les importations de biens et de services.Eric Vergnaud]]></description>
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            <title>L'investissement public</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/l-investissement-public/</link>
            <description><![CDATA[L'investissement public c'est l'ensemble des dépenses engagées par l'Etat et les collectivités locales en équipement collectif, ce que l'on appelle aussi les infrastructures publiques. Ce sont des investissements coûteux qui ne peuvent pas tous être supportés par le secteur privé. Par exemple, certaines autoroutes, les dépenses d'armement, les infrastructures énergétiques, ou bien encore les terrains de sport, ou les écoles, ou les hôpitaux. Dans la comptabilité nationale, on estime que l'investissement public, pour une économie développée, représente environ 3% du PIB et 15% de l'investissement total. Alors quelle est la finalité de l'investissement public ? Tout d'abord, il améliore les conditions générales de l'offre, donc il joue un rôle stratégique certain dans le développement économique d'un pays et dans l'élévation de son potentiel de croissance à moyen terme. Il y a aussi une forte notion de compétitivité attachée à l'investissement public puisque, en soignant et en développant ses infrastructures collectives, un pays va se faciliter la tâche pour attirer des capitaux étrangers qui vont, à leur tour, participer au développement économique du pays.On peut illustrer tout ceci en regardant, par exemple, ce qui se passe dans les pays émergents. Ce sont des économies qui, par définition, ont un niveau de développement plus faible et où les Etats ne dégagent pas forcément des marges de manœuvre suffisantes pour financer des projets d'infrastructures et qui font parfois appel à de l'aide internationale. Mais ce sont aussi des économies à faible coût de production et qui cherchent à attirer des capitaux étrangers. Donc elles vont se discriminer justement les unes par rapport aux autres en fonction du niveau et de la qualité de leurs infrastructures publiques. L'Inde est l'exemple typique d'une économie émergente qui souffre justement d'un déficit d'infrastructures publiques qui gêne la production pour les entreprises. Ce sont des contraintes très fortes sur la croissance à moyen terme, plus une économie a du retard dans ce domaine et plus ces retards sont difficiles à rattraper.]]></description>
            <guid>4</guid>
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            <title>Le développement économique</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/le-developpement-economique/</link>
            <description><![CDATA[Le développement est un processus à la fois quantitatif et qualitatif qui permet à un pays d'obtenir une croissance durable et équitablement répartie. Parmi les éléments permettant le développement, on peut en distinguer certains purement économiques, tels que la croissance économique, le progrès technologique ou encore la combinaison des facteurs de production, et d'autres plus généraux, tels que le développement politique et social, la modernisation institutionnelle avec par exemple le développement de l'intermédiation financière qui permet de mobiliser l'épargne à des fins d'investissement. On peut donc constater que le développement économique n'est pas réductible à la seule croissance économique. Un certain nombre de critères permettent de mesurer le développement. On peut citer, notamment, le produit intérieur brut par habitant ou encore l'indice de développement humain mesuré par l'ONU et qui est une combinaison de facteurs liés aux revenus, à la santé et à l'éducation. Ces critères qui permettent de mesurer le développement permettent aussi de classer les pays suivant leurs niveaux de développement. On peut ainsi distinguer les économies avancées avec les pays de l'OCDE, les économies émergentes avec les pays tels que l'Inde ou le Brésil, et enfin les économies en voie de développement ou à faible revenu avec par exemple Haïti ou le Mali. Traditionnellement, on distingue cinq étapes dans le processus de développement. Un point de départ qui est la société traditionnelle à dominante agricole, une deuxième étape transitoire qui est une phase de progrès technique et institutionnelle et de développement des marchés, une troisième phase de décollage qui voit la croissance s'accélérer grâce à la mobilisation de l'épargne à des fins d'investissement, une quatrième étape de maturité qui voit une modernisation du processus de production et une internationalisation de l'économie telle qu'on l'observe actuellement en Chine et, enfin, une cinquième étape de consommation de masse et de développement du secteur tertiaire qu'on constate actuellement aux Etats-Unis et plus généralement dans l'ensemble des économies de l'OCDE. Plusieurs types de politique économique ont été menés suivant les pays sans qu'on puisse distinguer un modèle unique. Cependant, deux éléments paraissent déterminants dans le processus de développement. D'une part, le rôle de l'Etat à la fois comme auteur du développement et comme régulateur de l'économie et de la société et, d'autre part, l'ouverture de l'économie avec un équilibre à trouver entre la nécessaire protection des industries naissantes et l'obtention de revenus d'exportations supérieurs.]]></description>
            <guid>3</guid>
        </item>
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            <title>La croissance économique</title>
            <link>http://ecodico.bnpparibas.com/la-croissance-economique/</link>
            <description><![CDATA[La croissance économique, c'est l'augmentation du PIB. Cette augmentation du PIB provient de différentes sources que nous allons examiner. Elle est différente de ce que l'on appelle, parfois, l'évolution du revenu par tête. Alors commençons par la croissance du PIB. Cette croissance économique est parfois négative, par exemple en période de récession, on parle souvent de croissance, mais en fait c'est une évolution. Pour bien comprendre la relation avec le revenu par tête, il faut voir que si, par exemple, vous avez une population qui n'augmente pas (0%) et que vous avez une croissance économique de 3%, chacun va bénéficier de cette croissance à hauteur de 3%, 3% - 0 = 3. En revanche, si, par exemple, la population  augmente de 2%, vous aurez une progression du revenu par tête de 3% (croissance) -2% population = 1%. Donc, il faut bien faire cette distinction. Maintenant, les origines de la croissance économique. Celle-ci provient de la mise en œuvre de facteurs de production, on les connaît, le travail, le capital et la qualité avec laquelle ces deux facteurs sont mis en œuvre, ce qu'on appelle la combinaison productive. Commençons par le travail. La quantité de travail mise en œuvre dépend de la population en âge de travailler. On peut utiliser tout ou partie de cette population en âge de travailler. Cela va donc aussi dépendre du chômage et du taux d'activité. En revanche, si on regarde à long terme pour la croissance, c'est bien la base, la population en âge de travailler, qui peut participer à cette croissance. Cela c'est l'aspect volume, l'aspect quantité. A côté de cela, il y a un aspect qualité, quelle est la qualification de la main-d'œuvre ? Quelle est la qualification de cette population en âge de travailler ? Plus cette qualification va être élevée ou plus elle va s'améliorer, et plus on va pouvoir en tirer une croissance forte. Cette qualification va être mesurée, par exemple, par la part de la population en âge de travailler qui a dépassé tel ou tel niveau de qualification. Le deuxième facteur de production c'est le capital ; là encore, même distinction, le capital physique d'un côté, la quantité de machines, la quantité de bâtiments dans lesquels on installe ces machines aussi bien dans l'industrie que dans le secteur tertiaire d'ailleurs. D'autre part, la qualité de ce capital, c'est-à-dire quelle est l'intensité de connaissances technologiques incorporées à l'intérieur de ce capital. Donc, vous pouvez avoir plus de croissance avec soit plus de capital soit avec du capital qui est plus intense en technologie, en innovation par exemple. Enfin, troisième élément : la mise en œuvre de ces deux facteurs, la combinaison productive. Cette mise en œuvre est-elle efficace ou pas, plus on va vers l'efficacité, plus on va tirer la croissance à quantité de travail donnée et à quantité de capital donnée, parce que l'on améliorera la manière dont ces deux facteurs sont utilisés.]]></description>
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